BD/manga

Les cahiers d’Esther – Histoires de mes 10 ans

 

Auteur: Riad Sattouf

Éditeur: Allary Editions

Pages: 54

 

 

Cela faisait longtemps que j’entendais parler des Cahiers d’Esther et c’est avec curiosité que je me suis lancée dans la lecture de ce premier volume. Histoires de mes 10 ans m’a été offert à Noël et j’ai pris le temps de le lire jusqu’à aujourd’hui en raison de la violence qui émane de chaque planche.

Quand je dis violence, il est question ici de violence dans la cour de récréation principalement, mais aussi dans le quotidien d’Esther, que ce soit avec sa famille ou ses ami(e)s. Et c’est un thème avec lequel j’ai vraiment du mal et qui malheureusement ne me fait pas rire. Alors bien entendu, ces bandes dessinées peuvent se lire à deux niveaux, et si on se contente du niveau littéral, on rira très certainement. Pour ma part, ça ne fonctionne pas car je n’arrive pas à rester détachée de ce que je lis ou vois… Ce qui fait que Les Cahiers d’Esther n’est clairement pas un titre pour moi. Par ailleurs, Esther est elle-même cruelle avec ses proches parfois, ce qui fait que je n’ai pas su m’attacher à elle.

En revanche je ne peux que souligner le réalisme qui se dégage de chaque planche, on sent que Riad Sattouf est attentif à la jeune fille qui lui raconte son quotidien, ses pensées, ses rêves et sait mettre en avant des histoires de cours de récré pour qu’elles soient accessibles à tout âge, n’hésitant pas à traduire le langage « jeune » ou à expliquer qui sont les stars de nos chères têtes blondes. Il montre les travers de l’enfance d’aujourd’hui, les problèmes d’éducation et ceux qui en découlent.

Je ne tenais pas particulièrement à faire lire cette BD à mes filles, mais Gabrielle a tout de même voulu essayé. Elle n’aura au final pas dépassé les trois premières planches. Elle a eu du mal avec le langage et n’a pas accroché aux historiettes de cette jeune héroïne de son âge.

 

Je m’appelle Esther et j’ai 10 ans. J’ai raconté 52 histoires vraies extrêmement intéressantes sur moi (ma famille, mes amis, ma vie, etc) à Riad Sattouf et il en a fait ce livre très réaliste avec des gros mots (merde – con – putain) parce qu’on parle comme ça nous les jeunes.

roman

Le Trône de Fer – L’intégrale, tome 2

Song of Ice and Fire, book 2 : A clash of Kings

Auteur: G.R.R. Martin

Traducteur: Jean Sola

Éditeur: J’ai Lu

Pages: 959

 

Près d’une année et demi sépare ma lecture du premier volume de cette deuxième Intégrale. Fan de la série TV, je me devais de découvrir ces romans mais force m’est de constatée que leur épaisseur était un frein, même si c’est surtout la densité du récit qui m’effrayait. J’ai donc préféré attendre d’être réellement prête avant de me lancer dans ce volume que j’ai finalement lu en une dizaine de jours. J’attends la livraison du tome 3 pour poursuivre ma découverte de l’univers créé par George R.R. Martin.

Faire un résumé n’est pas aisé tant il se passe de choses au fil des pages; beaucoup se recoupent pour amener les personnages et le lecteur à vivre des événements majeurs qui ont des retombés énormes sur l’ensemble des Sept Royaumes. En effet, si au départ la Capitale n’est que le lieu où siègent le Roi et ses conseillers, conseillers qui cherchent à s’aider eux-même bien plus souvent qu’ils n’aident le royaume, elle est vouée à devenir le cœur d’une guerre opposant Joffrey à Stannis Baratheon, chacun se revendiquant véritable souverain de Westeros. De même, si Winterfell est et reste le cœur du Nord, lorsqu’elle est prise pour cible, le fragile équilibre qui maintenait un semblant de paix dans cette partie du pays s’en trouve réduit à néant. Le jeu des trônes prend toute sa signification dans la confiance qu’on ne peut accorder à ses amis, pas plus qu’à ses ennemis. Peu à peu, chacun veut le pouvoir pour soit, sa famille et finit par trahir la maison à laquelle il était lié par un serment d’allégeance.

Arya, Bran, Catelyne, Daenarys, Davos, Jon, Sansa, Theon, Tyrion sont les héros qui donnent leur nom aux chapitres, mais autour d’eux, bien d’autres gravitent et viennent complexifier les relations entre les personnages et les différentes maisons. Les intrigues politiques prennent beaucoup de place et s’étalent sur l’ensemble de Westeros mais peu à peu, la magie s’installe au nord et au delà du mur autour de Bran et Jon: géants, zomans (change-peaux), morts qui marchent… Les fondations de l’histoire sont en place.

George R.R. Martin entraîne son lecteur dans son univers fantastique fait de batailles de pouvoirs politiques et magiques au travers d’un récit d’une densité et d’une complexité parfaitement maîtrisées. L’écriture est très visuelle et permet au lecteur de vivre les différents événements avec précision. Les détails sont légions et sont autant d’informations sur les lieux, les personnages ou les situations décrits. Si la série TV a su retranscrire cet univers aussi précisément c’est sans aucun doute grâce aux livres; pourtant certaines scènes sont différentes et apportent donc un regard intéressant et novateur. J’avoue que l’action autour de Theon m’intrigue, de même pour Daenarys. Si les divergences ne sont pas forcément énormes, je pense cependant qu’elles vont faire une différence rapidement sur l’évolution de l’histoire de ces deux personnages. Et j’ai hâte de découvrir tout ça!

Le royaume des Sept Couronnes est sur le point de connaître son plus terrible hiver: par-delà le Mur qui garde sa frontière nord, une armée de ténèbres se lève, menaçant de tout détruire sur son passage. Mais il en faut plus pour refroidir les ardeurs des rois, des reines, des chevaliers et des renégats qui se disputent le trône de fer. Tous les coups sont permis et seuls les plus forts, ou les plus retors, s’en sortiront indemnes…

IEF·Visites/Sorties

Sorties – Avril 2019

Avril se termine dans la grisaille pour nous. Un mois placé sous le signe des microbes et d’une envie de rester au chaud chez nous. Nous avons tout de même fait quelques sorties et les filles sont aussi parties une semaine dans le Var avec leur père chez ses parents. Une semaine de vacances pour nous tous, les filles étant heureuses d’aller chez leurs grands-parents et d’avoir leur père pour elles seules, pour le papa car pas de boulot et un changement d’air, voir sa famille, et pour moi, ne pas avoir à gérer les occupations des filles, leur travail etc. Quant à nos garçons, ne pas avoir leurs petites sœurs sur le dos, c’est toujours un plaisir pour eux (ils ont entre 15 et 18 ans).

 

Atelier Sciences – L’électricité

Une maman de notre groupe IEF a pris contact avec l’Association Les électrons libres, pour mettre en place des ateliers sciences basés sur la manipulation pour découvrir différentes notions. Le premier thème choisi était « l’électricité » et a permis une séance vraiment intéressante pour les enfants. Au programme: l’électricité statique, productions de décharges électriques avec la machine de Wimshurt, découverte du générateur Von der Graaff, montage de circuits électrique simple (pile, ampoule, interrupteur) et les notions de matière isolante et matière conductrice.

 

 

Let’s Play

Temps de jeu en anglais à la médiathèque de Tourcoing, toujours fort apprécié. La séance a été plus courte pour les filles ce mois-ci mais elles ne se sont pas moins amusées pour autant.

 

Opéra Bouffe « Barbe Bleue »

Offrant une vision des plus comiques de l’effrayant personnage immortalisé par Charles Perrault, l’ouvrage va parcourir l’Europe dès sa création et aller jusqu’à New York en 1868. Le livret d’une grande subtilité parodique exploite des situations ubuesques mettant en scène des personnages traités avec une impertinente dérision et une bonne humeur contagieuse, à tel point que le « Tout Paris » fredonnait plus d’un de ses airs dès la création de l’œuvre… Les rôles principaux s’inspirant sans ménagement de l’Empereur Napoléon III et de sa cour, on mesure sans peine quelle charge caricaturale se dissimule sous la séduisante aisance mélodique des airs concoctés par le maître du genre…

Un moment fort agréable, nous avons bien rit, la mise en scène était simple mais les acteurs étaient si drôles… Malheureusement pour Gabrielle qui était malade, la spectacle lui a été rendu difficile par une poussée de fièvre.

 

Atelier Tissage (2 jours)

Pendant les vacances de printemps, les filles ont eu l’occasion de participer à un stage de tissage, sur deux jours, au Parc de Reconstitution Archéologique de Villeneuve d’Ascq, Asnapio. Petit groupe de cinq filles géré par une animatrice sympathique qui leur a retracé l’histoire de l’évolution de la création du tissu de la Préhistoire jusqu’au Moyen-Age. Les enfants ont été initiés à différentes techniques et ont pu manipuler des matières de l’époque. Bien entendu ils ont créer des petits tissages de type ceintures et brasselets, porte-clés en lin et j’en passe. Deux journées ludiques et éducatives fort appréciées. Les filles m’ont d’ailleurs demandé de surveiller les ateliers d’été pour les y inscrire.

 

Homère – Les périples d’Ulysse

Le Louvre-Lens propose en ce moment l’Exposition Homère et nous avons deux séances de programmées autour de ce thème avec le groupe IEF. Pour le premier, la visite/atelier porté sur Les périples d’Ulysse. Après une découverte d’une partie de l’exposition durant laquelle on aborde les voyages, les monstres et les femmes autour d’Ulysse, les familles sont conduites dans l’atelier où la médiatrice a adapté le projet d’un travail de groupe à un travail par famille. L’objectif est de créer une rencontre qu’aurait pu faire Ulysse lors de ses voyages, qu’elle soit d’un monstre, d’un Dieu ou d’un Homme, qu’elle soit un périple ou une aide bienveillante. Les filles ont choisi de situer leur scène dans une forêt dans laquelle Ulysse rencontre Artémis qui lui en apporte son aide en lui offrant un arc et une flèche d’or magique.

 

Lecture à voix haute·roman jeunesse

Le secret du renard

Auteur: Isabelle Renaud

Illustratrice: Laura Fanelli

Éditeur: l’école des loisirs

Collection: Mouche

Pages: 47

 

Tom est un enfant solitaire qui aime se réfugier dans le jardin de la maison vide voisine de la sienne. Là il y rencontre un jeune renard avec qui il tente de tisser des liens. Mais avant la fin de l’été, une nouvelle famille s’installe dans cette maison et le renard ne se montre plus. Louise est une enfant joyeuse et pleine de vie qui découvre la difficulté d’arriver dans une nouvelle ville et de devoir se faire de nouveaux amis. Lorsqu’elle disparaît, Tom part à sa recherche et la ramène; c’est le le début d’une amitié faite de secrets, de partages et de sincérité.

Isabelle Renaud signe un petit roman adorable sur l’amitié de deux enfants que tout oppose, unis par le secret du renard et le désir de protéger cet animal et le secret de son existence. Emplis de sincérité et de belles intentions, le récit se destine tout particulièrement aux jeunes lecteurs. L’auteur souligne, l’air de rien, la valeur de la vie sous toutes ses formes et montre que l’amitié et le poids des mots peuvent jouer un rôle dans le changement des mentalités et la protection de la nature.

Tom a un nouveau voisin. C’est un petit renard. Ils ne se parlent pas mais ils s’entendent bien. Parce qu’ils sont tous les deux un peu sauvages. Et ils commencent à s’apprivoiser. Jusqu’à ce qu’arrive Louise, avec ses parents, à la fin de l’été. Mais Louise n’aime pas habiter ici, à la campagne. On s’y ennuie, croit-elle. Il ne se passe rien. Rien, vraiment? Et si le renard venait lui rendre visite en cachette?

Lecture offerte·roman jeunesse

Strada Zambila

 

Auteur: Fanny Chartres

Éditeur: l’école des loisirs

Collection: Supermax

Pages: 214

 

Arrivé fin janvier dans notre boîte aux lettres, Strada Zambila a été mis de côté plusieurs semaines avant d’être lu. Seule Gabrielle avait envie de le lire, Juliette et moi étions assez rebutées par la couverture… franchement pas terrible! Mais comme on dit qu’il ne faut jamais se fier aux apparences, je l’ai sortie de notre pile à lire et ne le regrette pas.

Ilinca est une jeune fille de onze ans, elle vit au n°2 Strada Zambila à Bucarest avec sa jeune sœur, Zoé, leurs grand-parents et leurs huit chats. Cela fait trois mois que leurs parents ont quitté la Roumanie pour la France et la promesse d’un avenir meilleur. Si Zoé vit bien la situation, reste pleine de vie et d’entrain, Ilinca souffre profondément de la situation. Ses parents lui manquent et à ses yeux rien n’a plus de valeur que leur présence et leur amour, être une famille unie. Pourtant, lorsqu’elle accepte de préparer un concours avec Florin, son camarade de classe, elle trouve un peu de bonheur et, œil dans l’objectif, elle redécouvre sa ville et ses couleurs, ses odeurs, ses habitants et la richesse culturelle qui se cache derrière les murs et au cœur de quartiers désertés par un peuple parti tenter d’améliorer ses conditions de vie à l’étranger.

Strada Zambila est un roman sur l’amitié mais aussi sur la tolérance et la force des liens familiaux. C’est aussi un récit fort sur la culture et les origines. Fanny Chartres signe un titre profondément sensible au cours duquel sa jeune héroïne découvre le poids des préjugés et des dissimulations. L’écriture est très visuelle et offre un véritable voyage à travers la capitale roumaine. Le final, surprenant, est par ailleurs très touchant.

©fannychartres ©ecoledesloisirs

Les « cueilleurs de fraises »: en Roumanie, c’est ainsi qu’on désigne ceux qui partent à l’étrange pour trouver une vie meilleure. Les parents d’Ilinca ont quitté Bucarest pour la France. Ils ont beau lui assurer que c’est seulement pour quelques mois, Ilinca trouve le temps long. Pour elle, ça ne vaut pas la peine de quitter ceux qu’on aime pour travailler dans un cabinet médical en Normandie. Ni de gâcher le présent en espérant un meilleur avenir. A l’approche de Noël, c’est de plus en plus difficile. En leur absence, on fait front dans la rue Zambila. Ilinca et sa petite soeur Zoé sont prises en charge par leurs grands-parents, qui se sont installés chez elles avec leur huit chats. Lorsque le professeur de roumain propose de participer à un concours d’arts plastiques, Ilinca s’associe à Florin, un élève rom de sa classe. Il écrira des poèmes, elle fera des photographies. Pour Ilinca, la photographie est le meilleur moyen de lutter contre les clichés, et de voir, enfin, ce qui se cache derrière les certitudes.