roman

Un mot de vous

darcy3Titre: Darcy Gentleman – 3 – Un mot de vous

Auteure: Pamela Aidan

Editeurs: Milady

332 pages

Quatrième de couverture:

« Mon affection et mes aspirations sont intactes; mais un mot de vous et je me tairai à tout jamais. »

Cet ultime aveu permet à Darcy de déclarer une seconde fois ses sentiments à Elizabeth Bennet qui ne semble plus si insensible à son charme.

Jane Austen en révèle bien peu sur le mystérieux Darcy. Qui est-il vraiment? Dans ce dernier tome, Pamela Aidan nous dévoile ce personnage sous un jour nouveau. Darcy ne parvient toujours pas à oublier Elizabeth et va tout tenter pour sauver la réputation de la femme qu’il aime, quitte à braver les conséquences…

Ce que j’en pense:

Ce dernier volet de la saga Darcy Gentleman m’a laissé sur un sentiment plus mitigé que les deux volumes précédents. En effet, j’ai grandement apprécié le fait que le déroulement de l’histoire se concentre sur les écrits de Jane Austen, passant sans trop s’attarder sur les « à-côtés » comme cela n’avait été que trop le cas dans le tome 1, permettant ainsi d’alléger le récit qui m’a semblé moins ennuyeux.

J’ai toutefois été déçu par le déroulement de la joute verbale entre Darcy et Wickham. J’en attendais beaucoup, c’est vrai,  j’ai sans doute laissé mon impatience prendre le dessus sur la réalité du récit qui m’a, de ce fait, paru insipide, voir simpliste. Mais après tout, Wickham étant un homme d’argent, les mots n’auraient pu amener à un résultat satisfaisant. Et puis le plus important dans cette histoire est la conclusion positive de la romance entre les deux couples principaux; et sur ce point j’ai été très satisfaite car Pamela Aidan n’a pas fait trop de fioritures.

C’est avec plaisir que je termine cette saga qui, malgré les longueurs et les entorses à l’œuvre originale, reste agréable à lire. Une austenerie tout à fait acceptable!

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Austenland, le film

austenlandTitre: Austenland

Réalisatrice: Jerusha Hess

Acteurs: Keri Russel, JJ Feild, Jennifer Coolidge, Bret McKenzie…

1h37

Synopsis (allociné):

Obsédée par la mini-série de la BBC « Orgueil et préjugés », une jeune femme se rend dans le parc d’attraction consacré à Jane Austen afin de trouver l’homme idéal.

Ce que j’en pense:

Adaptation très libre du roman Coup de foudre à Austenland de Shannon Hale, cette comédie n’a au final plus grand chose à voir avec le livre. Il faut donc voir le film comme quelque chose d’unique et non comme l’adaptation du roman car même si les ingrédients principaux ont été conservé, les différences sont vraiment trop importantes, à commencer par l’héroïne qui assume ici pleinement son obsession pour Orgueil et Préjugés.

Il n’empêche que c’est une bonne comédie américaine, drôle et légère (très légère), que j’ai passé un bon moment devant mon écran de télé. C’est cliché, limite grotesque parfois, complètement surjoué et assumé ce qui donne au final un film divertissant et sympathique, limite kitch mais surtout pas romantique! Son seul but étant d’amuser, façon vaudeville, il plaira sans doute plus aux non-initiés qu’aux fans de Jane Austen.

A prendre au premier degré!

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Je suis un arbre

jesuisarbreTitre: Je suis un arbre

Auteure: Carole Zalberg

Editeurs: Actes Sud Junior

80 pages

Quatrième de couverture:

« C’est drôle, j’essaie de faire le moins de bruit possible, je me déplace comme une souris, je ne laisse pas couler l’eau longtemps ni trop fort, j’allume la télé sans le son. Pourtant je sais parfaitement que rien – ni la sirène des premiers mercredis du mois, ni un tremblement de terre, ni un tsunami (d’accord, les risques sont faibles en plein Paris), ni même une avalanche (oui, oui, je sais, c’est encore moins probable) – n’atteindrait Maman quand elle est dans cet état proche du coma; c’est-à-dire presque tous les matins de notre vie. »

Fleur s’occupe seule, avec patience, d’une mère alcoolique mais aimante et fantasque. Pas vraiment une vie normale d’ado même si on se croit solide comme un arbre. La présence lumineuse de son amie Louna lui permet d’accepter parfois de lâcher prise.

Ce que j’en pense:

Petit roman qui se lit d’une traite, tranche de vie d’une adolescente de 16 ans qui en se préservant, prend soin de sa mère alcoolique. Un quotidien pas très normal pour une ado qui trouve un peu de réconfort auprès de son amie Louna, qui vit aussi quelque chose de pas très normal: pas de mère, un père qui travaillent de nuit et se soucie peu d’elle…

Un sujet lourd et difficile, traité avec sobriété sans jamais tomber dans l’excès et qui montre que même dans ce genre de familles « différentes », l’amour existe tout comme les moments de paix, de bonheur.

Quelques secondes sont passées ainsi, dans le silence et la douceur, et puis chacun a pris conscience du tableau que nous formions, tous les quatre à pleurer là, dans le salon, et nous sommes passés des larmes à un rire énorme, interminable, magnifique.

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Austenland

austenlandTitre: Coup de foudre à Austenland

Auteure: Shannon Hale

Editeurs: Charleston

256 pages

Quatrième de couverture:

Jane Hayes est une jeune New-Yorkaise en apparence tout à fait normale, mais elle a un secret: son obsession pour Mr Darcy, ou plus précisément pour Colin Firth jouant Mr Darcy dans l’adaptation de la BBC d’Orgueil et Préjugés. Résultat, sa vie amoureuse est proche du néant: aucun homme n’est à la hauteur de la comparaison!

Quand une parente lui laisse en héritage un séjour de trois semaines à Pembrook Park, un manoir anglais où les clientes fortunées vivent dans la peau des héroïnes de Jane Austen, les fantasmes de Jane deviennent un peu trop réels. Cette expérience finira-t-elle par débarasser la jeune femme de son obsession? Rencontrera-t-elle son Mr Darcy?

Ce que j’en pense:

Jane, 32 ans, célibataire et fan inconditionnelle et non-assumée de l’adaptation BBC d’Orgueil et Préjugés, et surtout du Mr Darcy interprété par Colin Firth, se voit offrir un séjour de trois semaines à Pembroke Park, en Angleterre où les conditions de vie du monde de Jane Austen sont rendues réelles dans une sorte de parc où se mêlent des femmes en attente de romance et d’aventures austeniennes et des acteurs formés à donner du rêve. Dès son arrivée Jane se voit privée de tout objet de technologie moderne (ou presque), et chargée d’une malle de robes empires, corsets et autre sous-vêtements d’époque.

Elle a d’abord du mal à trouver sa place et éprouve une sorte de manque de son monde moderne et essaie de se convaincre qu’elle n’a rien à faire à austenland, elle décide alors de se rapprocher du jardinier, Martin. Mais quand il juge que les choses deviennent compromettante pour son emploi, il la repousse et elle décide alors de se plier aux règles et de jouer le jeu tout en gardant en tête que tout cela n’est pas réel.  Avec l’idée de se débarrasser une bonne fois pour toute de son obsession, elle se rapproche de Mr Nobley, incarnation parfaite de Mr Darcy. Succombera-t-elle à Mr Nobley pour accomplir le scénario idéal dont elle a rêvé? Ou préférera-t-elle se laisser aller dans les bras de Martin qui lui offre la réalité prosaïque d’une relation sans lendemain? A jouer ainsi elle risque de s’y brûler les ailes car c’est un jeu dangereux où les sentiments sont pris en otage d’une prison dorée dans laquelle il devient de plus en plus difficile de faire le tri entre la comédie et la réalité. Et la réalité pourrait être bien différente de ce qu’elle peut imaginer…

_ C’est tout à fait naturel de confondre rêve et réalité quand on joue un rôle dans une pièce de théâtre, dit-elle pour essayer de dissiper un peu le malaise. Ils commencent à ressentir ce que leurs personnages ressentent.

Sans aucun doute la meilleure austenerie que j’ai lu à ce jour. C’est drôle, c’est rafraîchissant, c’est romantique, une merveille de roman chick-lit!

J’avais beaucoup aimé le style d’écriture de Shannon Hale découvert en section jeunesse au travers du roman Le collège des Princesses et ce fut un plaisir de le retrouver dans un roman plus léger et dans un monde, une époque que j’adore.

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challenge·roman jeunesse

Aurélie Laflamme

laflamme1Titre: Le Journal d’Aurélie Laflamme – Tome 1: Extraterrestre… ou presque!

Auteure: India Desjardins

Editeurs: Michel Lafon Poche

302 pages

Quatrième de couverture:

Lorsqu’on a quatorze ans, des neuronnes d’écureuil, une meilleure amie obsédée par les garçons et qu’on enchaîne les gaffes, la vie n’est pas facile. Depuis le décès de son père, Aurélie Laflamme se demande d’où elle vient. Aurait-elle été oubliée sur Terre par des extraterrestres? Pour couronner le tout, sa mère semble sous le charme du directeur de son collège. Pas question pour Aurélie de se laisser elle aussi ramollir le cerveau! Mais personne n’est à l’abri du coup de foudre… Au milieu de ce tourbillon, Aurélie ne désire qu’une chose: trouver sa place dans l’univers.

Ce que j’en pense:

Aurélie a quatorze ans, depuis la mort de son père cinq ans plus tôt elle ne s’autorise aucune émotion superflue par crainte de souffrir. Elle a choisi un collège privée pour filles afin de ne pas cohabiter avec les garçons. Intelligente, son humour singulier lui attire souvent des problèmes en classe; lieux où elle ne trouve pas sa place, ne se démarque pas et se sent extraterrestre, à mille lieux de ses camarades. Elle est maladroite et gauche et il lui arrive souvent de se retrouver dans des situations ridicules mais tout cela ne la rend que plus attachante.

Au travers de son journal intime (oui encore! j’aime beaucoup les romans épistolaires), on découvre une jeune fille originale et mal dans ses baskets qui se cherche au travers de sa relation avec sa mère et sa meilleure amie, Kat, et qui ne s’autorise pas à aimer niant l’évidence quant à son attirance pour Nicolas.

Le ton est très léger, drôle ce qui rend la lecture agréable et rapide. Arrivée à la dernière page je n’ai pu m’empêcher de regarder au dos s’il n’y aurait pas une suite dissimulée dans la couverture… mais non il faudra que je me procure le tome deux de cette série qui en compte huit.

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En gravité

gravityTitre: Gravity

Réalisateur: Alfonso Cuaron

Acteurs: Sandra Bullock, George Clooney

1h30

Présentation DVD:

Pour sa première expédition à bord d’une navette spatiale, le docteur Ryan Stone, brillante experte en ingénierie médicale, accompagne l’astronaute chevronné Matt Kowalsky. Mais alors qu’il s’agit apparemment d’une banale sortie dans l’espace, une catastrophe se produit. Lorsque la navette est pulvérisée, Stone et Kowalsky se retrouvent totalement seuls, livrés à eux-mêmes dans l’univers. Le silence assourdissant autour d’eux leur indique qu’ils ont perdu tout contact avec la Terre – et la moindre chance d’être sauvés. Peu à peu, ils cèdent à la panique, d’autant plus qu’à chaque respiration, ils consomment un peu plus les quelques réserves d’oxygène qu’il leur reste. Mais c’est peut-être en s’enfonçant plus loin encore dans l’immensité terrifiante de l’espace qu’ils trouveront le moyen de rentrer sur Terre…

Ce que j’en pense:

Un film époustouflant qui tient en haleine tout du long. Sandra Bullock est extraordinaire, je crois que c’est sa meilleure performance à ce jour! Elle porte le film à bout de bras, et nous entraîne dans l’immensité de l’Espace dans lequel nous retenons notre souffle, éblouis par la beauté de la vue, par crainte de ce qui peut arriver car, finalement, tout ne tient qu’à un fil. George Clooney l’épaule, la guide à merveille, il la motive et la maintient en vie… un duo fantastique!

Outre l’histoire et la performance des acteurs, je salue le travail fait sur les effets spéciaux, on a vraiment l’impression d’être dans l’Espace et les plans où l’on aperçoit la Terre sont justes sublimes!

J’ai beaucoup aimé le lien fait avec la vie: ce plan de Sandra Bullock en position fœtal avec un morceau de « boyau » (je ne suis pas sûr que ça s’appelle comme ça mais je parle de l’espèce de tuyau/câble qui relie l’astronaute à la station) positionné comme le cordon ombilical; et cet autre plan où elle sort de l’eau comme expulsée de son engin spatial, rampe et finit par se lever avec bien de la difficulté… Image qui symbolise aussi l’évolution de l’espèce: la sortie de l’eau, l’animal qui rampe puis celui qui se met à quatre pattes et enfin celui qui se lève et avance sur ses deux pieds. Un film riche en symbolique.

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Bref Gravity est un excellent film qui mérite largement toutes les récompenses qu’il a eu et va sans doute encore avoir, un film qui marque son temps!

J’aurais encore bien des choses à dire mais finalement il y a tellement à dire que je ne sais pas ordonner mes idées …

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La Belle et la Bête

bellebêteTitre: La Belle et la Bête

Réalisateur: Christophe Gans

Acteurs: Vincent Cassel, Léa Seydoux…

1h52

Présentation (allociné):

1810. Après le naufrage de ses navires, un marchand ruiné doit s’exiler à la campagne avec ses six enfants. Parmi eux se trouve Belle, la plus jeune de ses filles, joyeuse et pleine de grâce.

Lors d’un éprouvant voyage, le Marchand découvre le domaine magique de la Bête qui le condamne à mort pour lui avoir volé une rose.

Se sentant responsable du terrible sort qui s’abat sur sa famille, Belle décide de se sacrifier à la place de son père. Au château de la Bête, ce n’est pas la mort qui attend Belle, mais une vie étrange, où se mêlent les instants de féerie, d’allégresse et de mélancolie.

Chaque soir, à l’heure du dîner, Belle et la Bête se retrouvent. Ils apprennent à se découvrir, à se dompter comme deux étrangers que tout oppose. Alors qu’elle doit repousser ses élans amoureux, Belle tente de percer les mystères de la Bête et de son domaine.

Une fois la nuit tombée, des rêves lui révèlent par bribes le passé de la Bête. Une histoire tragique, qui lui apprend que cet être solitaire et féroce fut un jour un Prince majestueux.

Armée de son courage, luttant contre tous les dangers, ouvrant son cœur, Belle va parvenir à libérer la Bête de sa malédiction. Et se faisant, découvrir le véritable amour.

Ce que j’en pense:

Comme je l’espérais, j’ai pu me rendre au cinéma samedi après-midi, laissant les enfants au bon soin de leur papa, qui s’est amusé avec eux autour de jeux de société. Un moment de détente et de repos pour moi devant La Belle et la Bête, nouveau film de Christophe Gans dont j’aime particulièrement l’univers.

Pas de déception, un film visuellement beau, j’avoue avoir eu un petit coup de cœur sur la maison campagnarde, où vivent Belle et sa famille, auréolée d’une lumière jaunie qui crée une grande chaleur, en contraste avec les paysages de neige et le château de la Bête, dont les murs immenses et couverts de mousse et de fleurs ne sont que le résultat de la froideur d’un ordinateur. Château immense dont finalement nous ne connaîtrons principalement que les couloirs et escaliers, les seules pièces dans lesquels nous entrons sont la chambre de Belle, immense et froide, la salle à manger, beaucoup plus chaleureuse avec son feu de cheminée et sa table bien garnie et décorée de chandelle, et la salle de bal, immensément froide également. Et des jardins à perte de vue…

L’histoire est bien amenée, proche de l’histoire de Jeanne-Marie Leprince de Beaumont, bien que l’on donne plus d’importance aux frères de Belle qu’à ses sœurs (que j’ai trouvé affreusement ridicules, le choix des actrices – Audrey Lamy en tête –  n’aidant pas…), une façon d’amener un peu d’actions et des « vilains » sans doute. Tout tourne autour de Belle, la Bête est reléguée au second plan, on ne la découvre qu’au travers de la jeune fille et des rêves où elle découvre sa précédente vie, celle d’un Prince chasseur qui ne tenait pas ses promesses et en paya le prix fort!

Les costumes sont magnifiques, Belle a des robes immenses et somptueuses, sans parler des costumes de la Bête tout aussi somptueux, splendides et imposants! Le motion capture permet de créer un visage de Bête très réussi où les émotions passent magnifiquement, mais je dois avouer que je n’ai pu m’empêcher de penser à Diego (L’Âge de Glace) à chaque fois que la Bête ouvrait le bouche…

Vincent Cassel transcende l’écran, comme à son habitude, sa voix, son jeu inonde l’espace laissant peu de place à ses partenaires. Pourtant Léa Seydoux s’en sort très bien et ne se laisse pas dominer, elle tient son rôle avec grâce et éblouit par sa douceur, sa beauté et sa délicatesse! 

Un prince orgueilleux et dominant, une Belle courageuse et au caractère bien trempé qui ne se laisse pas marcher sur les pieds.

En bref un film magnifique, bien qu’un peu mou dont l’ambiance rappelle étrangement Le Pacte des loups, un conte tout simplement.