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C’est lundi, que lisez-vous? #8

lundiquelisezvous

 

Rendez-vous initié par Mallou qui s’est inspirée de It’s Monday What are you reading? par  One Person’s Journey Through a World of Books. Repris par  Galleane qui centralise les liens.

 

Qu’ai-je lu la semaine dernière?

(cliquez sur la couverture pour lire ma critique)

J’ai très peu lu cette semaine, un seul et unique livre. J’ai eu une semaine plutôt chargée par l’éducation de mes filles en pleine explosion de lecture, il a fallu beaucoup assurer derrière pour leur donner de quoi avancer dans leur apprentissage. Le beau temps a aussi contribué à m’éloigner de ma bibliothèque sans oublier la fatigue!

ROMANCAFE

 

Que suis-je en train de lire?

lettredevous

Mars 1912. La jeune et obscure poétesse Elspeth Dunn ne connaît d’autres horizons que celui de l’île de Skye, au large de l’Ecosse. Aussi est-elle à la fois étonnée et ravie de recevoir sa première lettre de fan de David Graham, un étudiant originaire de la lointaine Amérique.

Tous deux entament alors une correspondance. Ils se confient leurs auteurs préférés, leurs espoirs les plus fous et leurs secrets les plus chers. Très vite, cet échange épistolaire donne naissance à une amitié profonde qui a tout d’un amour inavoué. Mais lorsque la Première Guerre Mondiale éclate et que David se porte volontaire comme ambulancier, Elspeth ne peut que l’attendre sur son île en espérant qu’il survivra, à moins de forcer le destin…

Juillet 1940, Edimbourg est bombardé. Dans l’appartement familial dévasté, Margaret découvre des dizaines de lettres adressées à une certaine Sue. Le lendemain, sa mère a disparu et il lui reste pour seul indice une unique lettre d’amour. En partant à sa recherche, Margaret va petit à petit lever le voile sur les mystères qui entourent sa famille et ce père dont on refuse de lui parler.

 

Que vais-je lire ensuite?

Je ne sais pas, je piocherais selon mon envie dans ma PAL. Je sens que mes derniers emprunts à la médiathèque vont retourner là-bas sans que j’ai eu l’occasion de les lire. Tant pis je les emprunterai de nouveau quand l’envie se fera ressentir.

 

Et vous que lisez-vous?

masse critique·roman

Le roman du café

ROMANCAFEAuteur: Pascal Marmet

Editeurs: Editions du Rocher

Pages: 234

Date de sortie: 23 janvier 2014

 

Quatrième de couverture:

Café, qui es-tu? Drogue, business, médicaments, plaisir, carburant, poison, ou un ami qui nous veut du bien?

Dans les coulisses des légendes illustrant le grain sombre, au cœur d’un colossal commerce voué à l’écologie pour durer, ce récit romanesque se déguste à travers l’amitié d’un jeune aveugle passionné de cafés et de son extravagante amie d’enfance.

Du Brésil au Costa Rica, du Vietnam à la Côte d’Ivoire, rien n’échappe aux regards croisés d’un torréfacteurs éco responsable et d’une pimpante journaliste.

L’essor de cet or brun est une véritable épopée gorgée de rebondissements, de faits d’armes parfois, plus souvent de passions partagées pour le divin breuvage, une histoire liée à l’esclavage, et tout simplement, à l’humanité.

Après la lecture de ces pages, qui n’épargnent ni les consommateurs, ni les indutriels, vous serez peut-être enclin à changer radicalement vos habitudes de café.

Attention! Ce livre provoque une irrésistible envie de se précipiter chez un torréfacteur pour y déguster un p’tit noir d’excellence.

 

Ce que j’en pense:

Je tiens tout d’abord à remercier Pascal Marmet pour l’envoie de son roman, ainsi que Babelio et les Editions du Rocher pour cette offre de Masse Critique.

Véritable mine d’informations, Le Roman du café est avant tout un ouvrage documentaire. L’auteur a choisi de romancer son récit, le rendant plus agréable et moins dense que s’il s’était contenté d’en faire un livre documentaire ordinaire.

Julien a vingt ans, il est aveugle depuis quelques années, rendant ses autres sens plus alertes et pour ce passionné du café, l’odorat est un merveilleux outil qu’il utilise à grand renfort du goût. Johanna, journaliste sans emploi, est sa meilleure amie depuis l’enfance et surtout, elle est ses yeux! Elle manie le verbe avec une telle aisance que les descriptions qu’elle fait des divers lieux qu’ils traversent m’ont plus d’une fois donné envie de m’y ruer. Descriptions renforcées par celles de Julien humant l’air d’une maison du café ou goûtant un arabica ou autre robusta. Il ne m’a pas été difficile de me mettre à la place de Johanna, ignorant tout du café, ses questions tombaient toujours à point et les réponses de Julien étant toujours très riches, on ne peut que ressortir plus enrichie sur l’Histoire du café au travers des âges et des peuples, des cultures et des religions.

Je ne suis pas grande consommatrice de café, même si j’aime en prendre un à l’occasion, mais je me suis laissée happer par les mots de Julien, allant jusqu’à sentir l’odeur du café en tournant les pages du livre. Sur ce point je dois dire que j’ai été impressionné par l’écriture de Pascal Marmet qui a su rendre vivant un récit documentaire en créant un personnage passionné et passionnant, qui partage ses connaissances avec délice.

Je souligne aussi la mise en avant de la production à échelle humaine, respectueuse de l’Homme et de la nature, et du message à visé écologique, incitant le lecteur/consommateur à consommer différemment et intelligemment.

 

rochermassecritique

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Saving Mr. Banks

mrbanksRéalisateur: John Lee Hancock

Acteurs: Tom Hanks, Emma Thompson, Paul Giamatti, Colin Farrell, Ruth Wilson…

Format: 2h05

Date de sortie: 5 mars 2014

 

Synopsis (allociné):

Lorsque les filles de Walt Disney le supplient d’adapter au cinéma leur livre préféré, “Mary Poppins”, celui-ci leur fait une promesse… qu’il mettra vingt ans à tenir !

Dans sa quête pour obtenir les droits d’adaptation du roman, Walt Disney va se heurter à l’auteure, Pamela Lyndon Travers, femme têtue et inflexible qui n’a aucunement l’intention de laisser son héroïne bien aimée se faire malmener par la machine hollywoodienne. Mais quand les ventes du livre commencent à se raréfier et que l’argent vient à manquer, elle accepte à contrecoeur de se rendre à Los Angeles pour entendre ce que Disney a imaginé…

Au cours de deux semaines intenses en 1961, Walt Disney va se démener pour convaincre la romancière. Armé de ses story-boards bourrés d’imagination et des chansons pleines d’entrain composées par les talentueux frères Sherman, il jette toutes ses forces dans l’offensive, mais l’ombrageuse auteure ne cède pas. Impuissant, il voit peu à peu le projet lui échapper…

Ce n’est qu’en cherchant dans le passé de P.L. Travers, et plus particulièrement dans son enfance, qu’il va découvrir la vérité sur les fantômes qui la hantent. Ensemble, ils finiront par créer l’un des films les plus inoubliables de l’histoire du 7ème art…

Ce que j’en pense:

Déçue de ne pas avoir pu le voir en salle où il n’est resté qu’une ou deux semaines sur Lille (on le trouve dans certaines salles de banlieue mais uniquement en VF et je n’aime voir les films que dans leur langue d’origine), j’ai été bien contente de le voir sortir en DVD en Angleterre, ce qui m’a permis de le voir rapidement. C’est que j’étais impatiente :p

Ce film nous fait découvrir l’auteure de Mary Poppins, Pamela Lyndon Travers, au travers de ses souvenirs d’enfance et de la conception du film éponyme par les studios Disney. Avec son casting brillant et sa réalisation soignée, ce film est un petit bijou cinématographique qui nous fait voyager entre l’Australie du début du vingtième siècle et le San Francisco des années soixante.

C’est l’histoire d’une petite fille à l’imagination débordante qui aimait son père plus que tout au monde; un père à qui elle vouait une admiration sans borne et avec qui elle partageait des jeux qu’ils inventaient se berçant des mêmes illusions. Dans cette relation positive et affective très riche, on s’émeut d’abord de ce père si sincère et si entier avec sa fille aînée. Pourtant peu à peu on se rend compte que cet homme souffre sans doute un peu trop de la dure réalité de la vie, de l’importance de l’argent dans la société, d’autant plus qu’il travaille dans une banque, métier en trop grand décalage avec sa personnalité. L’alcool devient un refuge plus efficace que l’imagination mais après l’euphorie de la cuite, la réalité reprend le dessus avec son lot de problèmes, et quand la santé en devient le cœur, cela peut s’avérer bien plus cruel encore.

Devenue auteure célèbre grâce à l’écriture d’un roman jeunesse, la petite fille est désormais une vieille fille aigrie dont la rigidité n’a d’égale que sa sévérité. Mais sous ses airs blasés, il se pourrait que les blessures de l’enfance soient encore béantes et il faudra toute la force de persuasion et, oserai-je dire la magie, de Walt Disney pour briser la glace qui enferme Pamela Lyndon Travers dans  le passé et la douleur de la perte d’un être cher.

Avec beaucoup de douceur et de délicatesse, et sans jamais sombrer dans le mélodramatique, John Lee Hancock, signe un biopic touchant, émouvant et drôle à la fois. L’ambiance des années soixante est superbement recréée; les acteurs sont fabuleux, Emma Watson transcende l’écran, Tom Hanks est le parfait Mr Disney, et leur duo est étonnant, fonctionnant à la perfection. Mais les seconds rôles ne sont pas en reste et apportent beaucoup à l’histoire. L’image est sublime, les couleurs un peu jaunies collent parfaitement à l’époque, j’ai beaucoup aimé l’alternance entre le présent et le passé magnifiquement amené au travers de jeux de lumière.

En résumé, un très beau film que je recommande chaleureusement!

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C’est lundi, que lisez-vous? #7

lundiquelisezvous

Rendez-vous initié par Mallou qui s’est inspirée de It’s Monday What are you reading? par  One Person’s Journey Through a World of Books. Repris par  Galleane qui centralise les liens.

Qu’ai-je lu la semaine dernière?

(cliquez sur les images pour connaitre mon avis)

Moins de lecture cette semaine, j’ai pris moins de temps pour lire en journée et me suis surtout posée en soirée. Mais je suis dans l’ensemble satisfaite même si je n’ai pas respecté mon programme. J’avais prévu trois lectures après Suite Scarlett et n’en ai lu qu’une. Après quoi j’ai reçu Une saison à Lougbourn que j’attendais avec impatience ce qui a complètement changé mes plans :p Il me reste donc un livre de la médiathèque mais j’ai renouvelé l’emprunt.

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Que suis-je en train de lire?

Commencé hier, une lecture dans le cadre d’une masse critique.

ROMANCAFE

Que vais-je lire ensuite?

Sans doute un de ceux-là… je ferai au feeling comme toujours. D’autant que j’attends encore un roman dans le cadre d’une masse critique donc j’aviserai en temps et en heure 😉

souriredesfemmeskissnuitdestemps

Et vous qu’avez-lu? Que lisez-vous?

album

Cropetite

cropetiteAuteur: Michel Gay

Editeurs: L’école des loisirs

Pages: 30

Date de sortie: février 2006

 

J’avais envie de faire un billet « album jeunesse » depuis quelques temps mais je manque de temps . Je profite d’un petit moment de calme pour vous faire partager l’un de nos derniers coup de coeur.

C’est l’histoire de Cropetite, une fillette qui aimerait faire comme les grandes: avoir une jolie coiffure et participer à la moisson. Mais comme elle est trop petite, elle va se contenter de les observer et de les imiter: elle va ramasser des plaques d’argile et en y ajoutant de l’eau va pouvoir patouiller et modeler un bébé qu’elle fera cuire avec les galettes de blé des grandes. Sans le savoir Cropetite vient de fabriquer la première poupée ce qui lui vaut d’être acceptée dans le monde des grands à qui elle va transmettre la recette qui permettra de créer des poteries.

Un magnifique album superbement illustré dont la porté éducative est un attrait supplémentaire pour nos petites têtes blondes. Un moment de partage et d’échange sur les premiers hommes et la fabrication d’objets en terre cuite qui a enchanté mes filles qui en ont redemandé encore et encore. Cropetite vient rejoindre l’étagère de nos albums préférés et nul doute que son « frère », Cromignon, viendra bientôt la rejoindre!

 

Cette histoire se passe il y a très, très longtemps. À cette époque, personne n’avait encore inventé la poupée. Ce jour d’été, toutes les grandes de la tribu se sont faites belles pour partir à la moisson. Quand elles auront récolté le grain, elles le pileront, et confectionneront de la pâte, puis des galettes qu’elles feront cuire. Cropetite est trop petite pour porter un maquillage de fête. Trop petite pour participer à la récolte et à la confection des galettes, qui sentent si bon quand elles cuisent. Alors elle décide de se débrouiller toute seule. Elle récolte de belles galettes d’argile, les pile, fait de la pâte… Elle fait tout comme les grandes, mais à sa façon, et fabrique un drôle d’objet. Quand elle veut le faire cuire pour qu’il sente bon, on la gronde, et on jette l’objet au feu… Mais c’est justement ce qu’il manquait à ce beau bébé d’argile pour devenir la toute première poupée du monde. Maintenant, ce seront les grandes qui voudront tout faire comme Cropetite!

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Une saison à Longbourn

longbournAuteure: Jo Baker

Editeurs: Stock collection La cosmopolite

Pages: 396

Date de sortie: 2 avril 2014

Quatrième de couverture:

Sur le domaine de Longbourn, vivent Mr et Mrs Bennet et leurs vénérables filles, en âge de se marier. A l’étage inférieur veillent les domestiques. Personnages fantomatiques dans le célèbre roman de Jane Austen, Orgueil et préjugés, ils deviennent ici des êtres de chair et de sang qui, du matin au soir, astiquent, frottent, pétrissent et vivent au rythme des exigences et des aventures de leurs bien-aimés patrons. Mais ce que les domestiques font dans la cuisine, sans être observés, pendant qu’Elizabeth et Darcy tombent amoureux à l’étage, relève d’eux seuls… Une histoire d’amour peut en cacher une autre, et qui sait quel secret enfoui risque de ressurgir.

Ce que j’en pense:

Celles qui me suivent depuis un moment savent que je suis fan de Jane Austen et surtout de son roman Orgueil et Préjugés. J’aime aussi lire des romans para-austenien et quand babelio m’a proposé de lire Une saison à Longbourn dans le cadre d’une masse critique, j’ai sauté sur l’occasion d’autant que le sujet m’a immédiatement attiré: une rencontre entre Jane Austen et Downton Abbey, deux univers que j’aime énormément.

En effet, Jo Baker a choisi de placer son histoire dans les coulisses, les cuisines de la famille Bennet et d’offrir une vie à des personnages qu’on ne fait que croiser dans l’oeuvre de Jane Austen. Pari réussi, son récit suit en filigrane le rythme d’Orgeuil et Préjugés et nous offre une perspective différente, enlevant les paillettes et nous rappelant que la vie des maîtres n’est pas si différente de celle de leurs employés une fois les corvées enlevées, qu’ils sont des êtres humains comme les autres, ayant eu plus de chance en naissant dans des familles aisées.

Mr et Mrs Hill, l’intendante, sont aidés dans le quotidien par Sarah, une jeune fille de l’âge d’Elizabeth, arrivée à l’âge de sept ans après avoir passée quelques mois dans un foyer pour indigents suite au décès de ses parents, et de Polly, douze ou treize ans, orpheline de naissance qui est venue agrandir les rangs pour alléger leur charge de travail augmentant avec les naissances des jeunes filles Bennet.

Sarah rêve de paysages lointains, de voyages et d’une vie meilleure qui lui appartiendrait. Elle se pose des questions sur sa condition et celle de ses maîtres dont la vie n’est faite que d’oisiveté et de facilités, allant jusqu’à se demander s’ils ne se montreraient pas plus respectueux envers le travail de leur employés s’ils devaient s’occuper eux même de leur lessive ou de vider leur pot de chambre.

A côté, Sarah, penchée au-dessus d’une planche à laver, frottait l’ourlet d’un jupon qui avait traîné dans la boue. Même après l’avoir laissé tremper dans l’eau toute la nuit, le savon n’avait pas effacé les taches et mordait maintenant ses mains gercées et couvertes de croûtes. Si Elizabeth avait dû s’occuper elle-même de ses jupons, il y avait fort à parier qu’elle se serait montrée beaucoup plus soigneuse.

Lorsque arrive James Smith, engagé comme valet, la vie bien rythmée et organisée des domestiques se voit chamboulée et leur charge de travail allégée. Pour Sarah s’ouvre une fenêtre sur l’amour, sur la vie. Mais auréolé de mystère, blessé dans sa chair et dans son âme, James sera-t-il prêt à prendre le risque de l’entraîner sur le chemin qu’il s’est choisi?

Tout en respectant l’oeuvre sur laquelle elle s’appuie, préservant les personnalités des personnages créés par Austen, l’auteure attire notre attention sur la condition des femmes à l’époque de la Régence anglaise au travers des yeux de Sarah. Ainsi les domestiques sont diminués, réduit à un état proche de l’esclavage, sans espoir de voir leur vie leur appartenir un jour. Premiers levés, derniers couchés, leur quotidien n’est fait que de corvées en tout genre: lessive, ménage, cuisine, jardinage, s’occuper des cochons, faire du savon, coudre, faire les courses etc etc. Alors que les femmes de la haute société se voient réduites à se vendre par leur apparence et leur maintien, leur éducation, à des gentlemen qui n’ont d’autres devoirs que de procréer dans le but d’assurer la continuité du nom et de maintenir leurs terres dans la famille. Tout à coup, l’intelligent et perspicace Mr Bennet apparaît comme un homme rigide faisant peu de cas de son épouse, une femme fragile qui ne cesse d’attirer l’attention par son comportement parce qu’elle manque cruellement d’amour, rejetée par un homme à qui elle n’a pas su donner d’héritier mâle. 

Se basant sur des réalités et des faits historiques, Jo Parker a su tirer parti d’un grand classique de la littérature anglaise, nous faisant entrer dans l’intimité partagée entre une famille et ses domestiques, mettant en avant les difficultés de la condition des uns et des autres.

J’ai eu le plaisir de découvrir ce roman en avant première grâce à Babelio que je remercie, ainsi que les éditions Stock, pour cette très jolie lecture.

 

stock massecritique

A noter: Une saison à Lonbourn paraîtra aux éditions Stock le 2 avril 2014! Et une adaptation cinéma est en préparation.

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Monuments Men

monumentsmenRéalisateurs: George Clooney

Acteurs: George Clooney, Matt Damon, Bill Murray, Cate Blanchett, John Goodman, Jean Dujardin, Hugh Bonneville, Bob Balaban, Dimitri Leonidas.

Format: 1h58

Date de sortie: 12 mars 2014

Synopsis (allociné):

La plus grande chasse au trésor du XXe siècle est une histoire vraie. Monuments Men est inspiré de ce qui s’est réellement passé.
En pleine Seconde Guerre mondiale, sept hommes qui sont tout sauf des soldats – des directeurs et des conservateurs de musées, des artistes, des architectes, et des historiens d’art – se jettent au cœur du conflit pour aller sauver des œuvres d’art volées par les nazis et les restituer à leurs propriétaires légitimes. Mais ces trésors sont cachés en plein territoire ennemi, et leurs chances de réussir sont infimes. Pour tenter d’empêcher la destruction de mille ans d’art et de culture, ces Monuments Men vont se lancer dans une incroyable course contre la montre, en risquant leur vie pour protéger et défendre les plus précieux trésors artistiques de l’humanité…

Ce que j’en pense:

Durant la seconde guerre mondiale, Hitler s’approprie des œuvres d’arts à travers l’Europe. Des tableaux, des sculptures appartenant à des particuliers, à des églises, des musées, qu’il fait placer dans des lieux secrets. Certains, considérés comme de « l’art dégénéré » seront brûlés, détruits et perdus à jamais, d’autres, répondant aux critères « d’art véritable » d’Hitler, seront précieusement conservées dans l’attente de la réalisation de son Führermuseum près de sa ville natale en Autriche, Linz.

Frank Stokes (George Clooney), un historien d’art, est chargé par l’OSS, de récupérer ces œuvres d’art et de les restituer à leurs propriétaires. Pour ce faire il s’entoure d’une équipe spécialisée dans l’art: conservateurs de musées, artistes, architectes…, sans formation militaire et s’engage dans une quête désespérée en territoire allemand, l’armée Russe avançant dangereusement vers eux.

Dès le départ on se demande si le prix en vaut la chandelle, si une vie mérite d’être sacrifiée pour sauver une peinture ou une sculpture… Mais leur amour, leur passion pour l’art les pousse à se donner à fond bravant courageusement les dangers de la guerre, semant le doute dans mon esprit; sur le moment j’avais envie de répondre oui, mais après réflexion la réponse ne m’apparaît plus aussi évidente.

N’étant pas spécialiste de la Seconde Guerre Mondiale, et n’ayant jamais eu envie de m’informer d’avantage sur cette sombre épisode de l’Histoire des Hommes qui me bouleverse toujours énormément, je n’avais jamais entendu parler de cet « épisode ». C’est très intéressée par cette quête visant à sauver une part du patrimoine artistique de l’humanité que je suis allée voir Monuments Men. Un casting exceptionnel réunit sur ce projet tel un groupe d’amis, jouant sur l’humour et l’émotion pour nous offrir un film historique familial. J’ai apprécié le côté informatif et historique, le côté artistique, l’ambiance générale du film, tantôt comique, tantôt dramatique, la bonne entente entre les acteurs qui ressort dans leur jeu… Et même si une fois de plus ce film fait « gloire aux Etats-Unis », il reste un bon divertissement.

 

monumentsmenlivre

 

A noter que ce film s’inspire du roman de Robert M. Edsel, Monuments Men: A la recherche du plus grand trésor nazi, paru en poche aux éditions Folio en février 2014.