challenge·roman jeunesse

Une robe couleur du temps – 2 – Au palais de Marie-Antoinette

robecouleurtemps2Auteure: Bianca Turetsky

Illustratrice: Sandra Suy

Editeurs: Hachette Romans collection Bloom

Pages: 272

Date de parution: 4 juillet 2012

Présentation Editeurs:

Avec un peu de magie, les désirs deviennent réalité. Louise le sait bien. Et en ce moment, ce que désire Louise, c’est partir en France, le pays des grands couturiers. Mais avec un père au chômage, adieu les projets de voyage ! Adieu Coco Chanel, Yves Saint Laurent et Christian Dior !
Pour se consoler, Louise retourne dans la boutique des Fashionistas voyageuses; elle est loin de se douter qu’en enfilant une vieille robe, c’est à Versailles qu’elle va être propulsée, à l’époque de Marie-Antoinette et des débuts de la mode. Le rêve !
Hélas, la vie à la cour n’est pas vraiment rose. Le château grouille d’intrigues et la Révolution est dans l’air. Si elle veut revenir avec la tête sur ses épaules, Louise va plus avoir besoins d’aide que de rubans et de dentelles.

Ce que j’en pense:

Nous retrouvons Louise quelques semaines après la fin du premier volume, dans un contexte quelque peu différent puisque son père subit les effets de la crise économique et s’est vu remercié par son employeur qui a du 03se séparer de la moitié de ses effectifs. Louise y voir d’abord l’occasion de voir un peu plus son père mais se rend vite compte que le chômage va avoir des conséquences direct pour elle: l’annulation de son voyage scolaire en France, événement qu’elle attendait avec impatience. Avec l’idée bien défini de refaire un voyage dans le temps, elle se rend à la Vente vintage pour les Fashionistas Voyageuses prétextant de se trouver une tenue pour la fête d’anniversaire de Brooke, sa meilleure amie. Elle repère rapidement une robe de bal qui lui coupe le souffle.

Elle était coupée dans un délicat satin vert d’eau, de la couleur des boîtes de chez Tiffany’s. Le corsage en ruché s’ajustait sur une superbe jupe longue à crinoline, décorée de deux panneaux drapés qui ressemblaient à des rideaux de scènes retenus par des glands dorées. […]

Robe qu’elle enfile discrètement après le refus des vendeuses qui jugent que ce n’est pas le bon moment! Sitôt la robe enfilée, Louise s’évanouie et se réveille dans la France du XVIIIè siècle 

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dans le corps de la Duchesse de Polignac, amie de Marie-Anoinette. Le but de l’auteure ici est de permettre à Louise de faire le rapprochement entre les deux époques et leur crise économique et de lui faire comprendre que sa situation n’est pas si terrible. Elle se rendra d’ailleurs rapidement compte qu’elle n’a pas à se plaindre car même si elle ne peut aller en Europe, elle n’a jamais eu à s’inquiéter de ce qu’elle aurait à manger ou pas. Très rapidement elle n’a qu’une envie, rentrer dans son époque.

Et je dois avouer que j’avais hâte aussi qu’elle se réveille tant les erreurs historiques étaient importantes. Passionnée par Marie-Antoinette et la période Révolutionnaire j’ai bondi sur ma chaise tout le long du séjour de notre héroïne et je criais d’indignation implorant pour que ça s’arrête!

En revanche, l’auteure a ,dans ce volume-ci, plus travaillé et développé son personnage principale et son histoire. Louise rencontre une autre fashionistas qui semble en connaitre d’avantage sur ces « ventes vintages », elles vont rapidement sympathiser et dès son retour, elle n’a plus qu’une envie, la retrouver. A la fin du volume, Bianca Turetsky introduit un nouveau personnage, le cousin de Brooke, qui semble lui aussi aimer le vintage et pour lequel Louise ressent une certaine attirance. Tout cela annonce un troisième volume plus riche: The Time-Traveling Fashionista and Cleopatra, Queen of the Nile paru en décembre 2013 aux éditions Poppy (US), devrait répondre à pas mal de questions laissées en suspens.

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Un deuxième volume tout aussi bel objet que le premier, rempli des superbes illustrations de Sandra Suy, au contenu plus consistant, et qui a de quoi plaire pour peu que l’on fasse l’impasse sur la partie historique.

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Cinéma d’animation – Minuscule: La Vallée des Fourmis perdues

minusculeRéalisateurs: Thomas Szabo, Hélène Ciraud

Format: 1h29

Date de sortie: 29 janvier 2014

Synopsis (allociné):

Dans une paisible forêt, les reliefs d’un pique-nique déclenchent une guerre sans merci entre deux bandes rivales de fourmis convoitant le même butin: une boîte de sucres! C’est dans cette tourmente qu’une jeune coccinelle va se lier d’amitié avec une fourmi noire et l’aider à sauver son peuple des terribles fourmis rouges.

Ce que j’en pense:

Petite séance cinéma avec mes filles hier après-midi, notre choix s’est porté sur le film d’animation Minuscule dont nous aimons toutes les trois la série TV. Et bien que j’avais quelques appréhensions par rapport à la durée du film, 1h30 d’un film sans dialogue n’allait-il pas être trop pesant pour mes petites qui n’ont pas cinq ans? L’ambiance et l’humour de la série seraient-ils bien retransmis dans un long métrage? Et bien je peux dire que je suis ressortie très satisfaite, de même que mes jumelles, même si sur la fin elles en avaient assez et avaient hâte que ça se termine – elles se sont levées très tôt ce matin et la fatigue commençait à se faire sentir, je pense que c’est surtout ça qui leur a gâché leur plaisir.

L’histoire prend place dans les Alpes Maritimes, au cœur de magnifiques paysages montagnards. Un couple de coccinelles assistent à l’éclosion de leurs œufs dont sortent d’adorables bébés coccinelles – le stade larvaire a été oublié – parmi lesquelles notre petite héroïne qui va perdre une aile suite à une chute. Clouée au sol et incapable de rejoindre sa famille, elle se voit contrainte de chercher un abri pour la pluie et la nuit. Mais quand on est une petite coccinelle qui ne peut pas voler, la peur de l’inconnu est très forte. Après avoir tenter de s’installer dans divers endroits, elle finit par se réfugier dans une boîte où elle s’endort, épuisée! A son réveil, le soleil est là et on s’agite tout autour de sa boîte, différents insectes se « battent » pour les restes d’un repas frugal abandonné par un couple parti précipitamment. Un groupe de fourmis noires passant par là repère la boîte de sucre et décide que seul ce butin mérite d’être ramené à la fourmilière. Un long voyage semé d’embûches commence alors, la petite coccinelle se lie d’amitié avec les fourmis et lorsqu’un groupe de fourmis rouges se met en tête de récupérer le trésor, une véritable lutte d’engage.

Destiné à un publique assez jeune – conseillé dès 3 ans – ce film d’animation reprend les ingrédients de la série tv, les insectes sont superbement intégrés aux paysages réels et si ce n’était leur petite bouille aux gros yeux on pourrait croire qu’ils sont vrais. Avec humour et intelligence, la coccinelle et ses amis – ses ennemis aussi d’ailleurs – vivent des aventures rocambolesques qui ne laissent pas de répits aux spectateurs. Les bruitages sont très bien fait et bien choisi: les fourmis noires siffles, la coccinelle a un son proche de celui de la trompette, les mouches en vol font le bruit de motos à plein gaz… Le tout donnant un côté plus animé et comique au monde des petites bêtes. Un film d’animation 3D visuellement superbe, dont l’histoire est bien développée pour un format cinéma. L’absence de dialogues permet de se concentrer complètement sur le visuel, bluffant!

Un bon moment pour nous trois, un film amusant sur les valeurs de l’amitié mise en avant par l’entraide et la coopération.