masse critique·roman

Voyage de noces avec ma mère

nocesmèreAuteure: Véronique Sels

Editeur: calmann-lévy

Collection: Littérature française

Pages: 196

Date de sortie: 14 janvier 2015

Quatrième de couverture:

Anne, fraîchement mariée à Raphaël, choisit la côte Ouest des États-Unis et une Ford Mustang rouge décapotable pour son voyage de noces. Joyeuses perspectives pour ce duo amoureux. Mais c’est sans compter sur sa mère, en plein divorce, qu’ils embarquent avec eux, n’ayant pas le coeur de la laisser seule avec son chagrin.
Commence alors un road trip burlesque, où les personnages, une jeune mariée enceinte à bout de nerfs, une mère dispersée autant qu’envahissante et un gendre – à première vue – idéal, règlent leurs comptes, se déclarent l’amour ou la guerre, et ne cessent d’interroger les liens qui les unissent les uns aux autres. Dans ce roman, savant mélange d’épisodes hilarants et émouvants, Véronique Sels aborde avec finesse des sujets complexes et universels tels que le couple, la famille ou la relation mère-fille.

Ce que j’en pense:

Anne et Raphaël ont choisi San Francisco et la côte ouest des Etats-Unis pour leur voyage de noce atypique auquel ils convient la mère de celle-ci, fraîchement divorcée, afin qu’elle ne se sente pas trop seule. Rapidement Anne comprend son erreur et prend conscience que sa lune de miel prend des allures de simples vacances entre une mère envahissante et une fille victime. Le seul personnage « normal » de l’histoire apparait être Raphaël, le gendre idéal… du moins au premier abord.

L’histoire prend des allures de road-trip où se mêlent habilement visites touristiques et situations burlesques. Les descriptions de paysages sont réalistes et contrastent avec les évènements abracadabrants qui s’enchainent pour aboutir à un final explosif dont l’aspect décalé m’a bien fait rire.

Ô Raph, que n’as-tu fait ce geste plus tôt! Que ne sommes-nous point nés au Moyen Âge! Avant les hélicoptères et les procès aux assises! Que n’avons-nous connu ces temps bénis où l’on pouvait s’arquebuser à son aise et s’en repartir au galop en pétant sur son cheval!

Une lecture légère et très drôle qui m’a permis de passer un bon moment. Mention spéciale pour le gant de toilette!

Je remercie Babelio pour l’offre de masse critique et les éditions Calmann-Lévy pour cette lecture amusante!

massecritique

calmann

ebook·roman

Une nuit pour s’aimer

prébedwyn1Titre vo: One night for love

Auteure: Mary Balogh

Traductrice: Sophie Pertus

Editeur: J’ai lu

Collection: Aventures & Passions

Format ebook: 649 kb (375 pages)

Date de sortie: juillet 2014

Présentation éditeur:

Neville Wyatt s’apprête à épouser sa cousine Lauren quand il se croit victime d’une hallucination : sur le parvis de l’église vient d’apparaître la silhouette fragile d’une femme en guenilles. Lily. Neville l’a épousée au Portugal dix-huit mois plus tôt, juste avant qu’elle soit tuée sous ses yeux. Aujourd’hui, il la retrouve bien vivante ; la même et pourtant une autre, meurtrie par la violence des hommes et la déchéance. Ici, à Londres, le gouffre qui les sépare n’a jamais été plus grand. Lily est roturière, illettrée. Tandis que lui est devenu le nouveau comte de Kilbourne. Et pourtant, il l’aime toujours…

Ce que j’en pense:

Premier prequel à la saga des Bedwyn, Une nuit pour s’aimer introduit l’histoire de Lauren, future femme du premier « amoureux » de Freyja Bedwyn. Mais c’est avant tout l’histoire de Lily Doyle et de Neville Wyatt, comte de Kilbourne, qui se rencontrent au Portugal durant les guerres napoléoniennes et qui se retrouvent mariés par la force des choses mais malgré tout par amour. Mais au lendemain de la noce, Lily meurt d’une balle dans le coeur… en tout cas c’est ce que Neville croit. Pourtant dix-huit mois plus tard elle apparait dans l’église alors qu’il s’apprête à épouser Lauren. S’en suit alors des semaines difficiles où Lily doit apprendre à vivre dans un monde qu’elle ne connait pas et où elle ne trouve pas sa place. Passer de vie de fille de soldat à vie de comtesse n’est pas facile, et l’Amour ne suffit pas toujours. Par ailleurs Lily se sent observée en quasi permanence, une menace de mort se manifeste par des agressions portées par un inconnu vétu d’une cape noire. Lily pense qu’il pourrait s’agir de Lauren ou du Duc de Portrey… mais ce pourrait être une toute autre personne car bientôt il apparait que Lily est au coeur d’un secret dont elle ignore tout.

La première moitié du roman ne m’a pas emballé plus que ça, on y découvre une jeune femme forte et fragile, revenue des morts, qui tente de se reconstruire au travers de l’Amour d’un mari compréhensif, tout en ayant des difficultés d’adaptation à un monde dont elle qu’elle ne connait pas. Il n’est question que de rencontres, de dînés, de promenade dans le parc etc. Les personnages ne sont pas très attachants, Mary Balogh nous décrit leurs toilettes mais oublie un peu trop le reste ce qui les rend assez fades. Dommages car Lily et Neville semblent pourvus de belles qualités trop peu exploitées. Et puis brutalement l’histoire prend un tournant inattendu où les deux héros sont séparés et où une sorte de jeu de séduction entrecoupé de tentatives de meurtre et d’une sorte d’enquête sur le secret au coeur duquel Lily se trouve placé bien malgré elle… J’ai été plus séduite par cette deuxième moitié mais il m’a manqué un petit je ne sais quoi pour que ce roman soit une lecture pasionnante.

Pas de coup de coeur ni même de palpitation, mais cela reste une lecture sympathique dommage que les personnages ne m’aient pas transporté.

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Si tu tends l’oreille

mimiTitre vo: Mimi wo sumaseba

Réalisteur: Yoshifumi Kondo

Scénario: Hayao Miyazaki

Casting vo: Youko Honna, Kazuo Takahashi, Takashi Tachibana, Issei Takahashi

Date de première diffusion: 1995

Date de sortie DVD:  janvier 2015

Présentation DVD:

Shizuku Tsukichima, une collégienne de 14 ans, est une jeune fille rêveuse et passionnée par les romans et les contes. Elle emprunte souvent des livres à la bibliothèque. Mais un jour, sur les fiches d’emprunt des romans, elle remarques qu’un mystérieux Amasawa Seihi lit exactement les mêmes ouvrages avant elle. Surprise, Shizuku veut en savoir plus sur cet inconnu. Elle fait par hasard la connaissance d’un jeune garçon qu’elle trouve tout d’abord exaspérant… quelle n’est pas sa surprise lorsqu’elle découvre qu’il s’agit de Amasawa Seiji! Mais ses sentiments envers lui vont vite changer, et il va l’aider à prendre conscience de son talent d’écrivain.

Ce que j’en pense:

Shizuku et Seiji fréquentent le même collège mais ne se connaissent pas. Alors que Shizuku est entourée d’amis, Seiji est assez solitaire. Elle est passionnée par les romans et écrit des chansons pour ses copines. Seiji lit beaucoup mais sa véritable passion va au violon dont il joue. Son rêve est de devenir luthier. Leurs premiers rapports ne sont pas très bons, Seiji taquine Shizuku mais rapidement leurs sentiments évoluent et d’une pseudo amitié ils tombent amoureux. Alors que Seiji avance vers son rêve, Shizuku se demande comment avancer et se mettre à son niveau. Portée par ses sentiments et sa passion, elle se lance un défi au risque de mettre le reste de sa vie entre parenthèse…

Les studio Ghibli ont ce talent pour créer des films dans lesquels ils ne se passent rien et qui mettent l’accent sur les émotions. Alors certes, ça marche plus ou moins bien mais la beauté esthétique, musicale et narrative nous entraine toujours là où l’on s’y attend le moins. Mimi wo sumaseba a déjà vingt ans mais n’a pas pris une ride, c’est un film touchant sur le dépassement de soi, l’espoir, le courage et l’amour.

Ma note: 8/10

BD/manga·ebook·roman·roman ado

Un petit goût de noisette

noisetteAuteure: Vanyda

Editeur: Dargaud

Format kindle: 115042kb (208pages)

Date de sortie: janvier 2014

 

Présentation éditeur:

Un petit goût de noisette à savourer. Dans ce recueil d’histoires courtes, Vanyda explore l’amour, évoque le moment parfait qui nous échappe parfois, les occasions manquées aussi… Usant des dialogues avec justesse et parcimonie, offrant à chaque tranche de vie sa couleur propre, Vanyda fait se croiser ses personnages. En quelques pages, en quelques jours, Benoît, Corentin, Manon, Aymeric et les autres se rencontrent, s’enthousiasment, pleurent. Un véritable condensé d’émotions pour ce nouveau one-shot!

Ce que j’en pense:

Roman graphique construit comme une receuil de nouvelles où les personnages se croisent et se décroisent. Des histoires d’amour naissantes, de retrouvailles, d’espoir, de désir… l’amour, la vie… toutes ces émotions qui définissent l’être humain, cherchant sa moitié, son autre, son tout, son univers pour se trouver soi-même.

J’aime toujours autant le trait réaliste à mi-chemin entre bd et manga de Vanyda. Une fois de plus ses histoires mettent en avant des émotions et des valeurs humaines qui définissent notre monde actuel, où l’amour a pris un sens nouveau, entre ceux qui cherchent à s’engager, partager leur vie avec une personne unique, alors que tant d’autres cherchent à combler un vide ou à partager l’intimité d’un moment éphémère, retrouver les émotions d’un amour perdu…

Un petit goût de noisette est une bande dessinée très moderne au style épuré et d’une justesse parfaite. Un petit bijou d’émotions!

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Une merveilleuse histoire du temps

theoryeverythingTitre vo: The Theory of Everything

Réalisateur: James Marsh

Casting: Eddie Redmayne, Felicity Jones, Harry Lloyd, David Thewlis…

Genre: Biopic, Drame

Format:  2h03

Date de sortie cinéma: 21 janvier 2015

Synopsis (allociné):

1963, en Angleterre, Stephen, brillant étudiant en Cosmologie à l’Université de Cambridge, entend bien donner une réponse simple et efficace au mystère de la création de l’univers. De nouveaux horizons s’ouvrent quand il tombe amoureux d’une étudiante en art, Jane Wilde. Mais le jeune homme, alors dans la fleur de l’âge, se heurte à un diagnostic implacable : une dystrophie neuromusculaire plus connue sous le nom de maladie de Charcot va s’attaquer à ses membres, sa motricité, et son élocution, et finira par le tuer en l’espace de deux ans.
Grâce à l’amour indéfectible, le courage et la résolution de Jane, qu’il épouse contre toute attente, ils entament tous les deux un nouveau combat afin de repousser l’inéluctable. Jane l’encourage à terminer son doctorat, et alors qu’ils commencent une vie de famille, Stephen, doctorat en poche va s’attaquer aux recherches sur ce qu’il a de plus précieux : le temps.
Alors que son corps se dégrade, son cerveau fait reculer les frontières les plus éloignées de la physique. Ensemble, ils vont révolutionner le monde de la médecine et de la science, pour aller au-delà de ce qu’ils auraient pu imaginer : le vingt et unième siècle.

Ce que j’en pense:

Lorsqu’ils se rencontrent à l’Université de Cambridge, Stephen n’est pas encore malade. On note cependant une position voutée, une maladresse motrice et des mains un peu raides. Lorsque son état se détériore, Jane refuse de l’abandonner, ils veulent profiter des deux années données par les médecins au maximum. Ils se marient, fondent un foyer tout en poursuivant leurs études. Pour Jane commence un combat de chaque instant où elle entoure Stephen d’un amour indefectible, prenant soin de lui à chaque instant. Les années passent Stephen vit mais son état continue de se dégrader par étape. Jane s’épuise et cherche de l’aide, aide qui va finir par devenir de plus en plus indispensable et ce à temps plein. C’est aussi ce qui va créer une cision dans le couple, déjà bancal… Leur amour s’est transformé avec le temps… En parallèle, Stephen continue à travailler sur ses recherches: le temps, sujet qui lui vient comme une évidence à une époque où sa vie doit s’achever alors qu’elle vient à peine de commencer. Ensemble ils nous montrent que l’amour et le courage sont capables de nous porter.

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Biopic inspiré du roman biographique de Jane Hawking Travelling to Infinity: My life with Stephen, ce film est avant tout l’histoire d’une rencontre et d’un amour très fort que la maladie va finir par briser, car ce qui devait durer deux années aura, contre toute attente, duré près de trente ans.

L’histoire en elle-même reste assez personnelle, et nous entraine dans l’intimité de Stephen Hawking et sa famille. S’il n’y avait une maladie au milieu ce serez un film assez banal. Mais ce qui en fait la force est l’interprétation des acteurs. Eddie Redmayne est transcendé, il pousse ses limites au delà du supportable, se pliant littéralement en quatre pour jouer cet homme qui perd peu à peu ses muscles. Il crève l’écran par son jeu incroyable, dont le contraste avec Filicity Jones (actrice que l’on retrouve dans quelques adaptations BBC) qui représente la force et le courage de Jane Hawkins, met en valeurs les qualités des deux acteurs en route pour les Oscars.

Ma note: 8/10

BD/manga·masse critique

Sorcières sorcières – 1. Le mystère du jeteur de sorts

sorcières1Auteur: Joris Chamblain

Illustratrice: Lucile Thibaudier

Editeur: Kennes éditions

Pages: 48

Date de sortie: novembre 2014

Quatrième de couverture:

Pamprelune est un petit village où tous les habitants sont des sorciers et des sorcières et où magie et sortilèges font partie du quotidien. Quand trois fillettes sont victimes d’un mystérieux jeteurs de sorts, tous les regards se tournent vers celle qui a toutes les raisons de leur en vouloir: Harmonie.

Ce que j’en pense:

Miette est une petite fille née dans une famille de sorciers. Ses pouvoirs ne sont pas encore apparus car elle est très jeune, ce qui en fait la proie facile des camarades de classes de sa grande soeur, Harmonie, qui lui vient souvent en aide quand Miette se retrouve dans des situations facheuses. Lorsqu’Harmonie menace ses camarades de les transformer en citrouille, tout le monde croit à une farce mais lorsque le lendemain matin l’une des chipies se réveillent avec une tête de citrouille, la coupable est toute trouvée. Mais Harmonie ne compte pas se laisser accuser alors qu’elle est innoncente et va tout faire pour trouver qui est l’auteur de ce sortilège…

Joris Chamblain a créé un univers de magie et de sorcières original et d’une grande richesse où les balais ménagers sont dotés d’une conscience propre, où les enfants jouent à chat en se transformant et où les citrouilles font offices de messagers, et les dragons d’animaux de compagnie. L’histoire vise un public assez jeune et il ne fait aucun doute que les petites filles se retrouveront dans l’un des personnages qui prennent vie sous la plumes de Lucile Thibaudier. Les dessins sont précis et riches en détails. Les couleurs sont chaudes, le trait est fin et les visages expressifs. Un petit bijou visuel et narratif!

Merci à Babelio pour la sélection Masse Critique et aux éditions Kennes qui m’ont permis de découvrir Sorcières sorcières – 1 – Le mystère du jeteur de sorts.

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