théâtre

Harry Potter and the Cursed Child

hp8

Auteur: Jack Thorne

Idée originale: J.K. Rowling, Jack Thorne et John Tiffany

Editeur: Little, Brown

Pages: 343

 

 

Présentation éditeur:

It was always difficult being Harry Potter and it isn’t much easier now that he is an overworked employee of the Ministry of Magic, a husband and father of three school-age children. While Harry grapples with a past that refuses to stay where it belongs, his youngest son Albus must struggle with the weight of a family legacy he never wanted. As past and present fuse ominously, both father and son learn the uncomfortable truth: sometimes, darkness comes from unexpected places.

Ce que j’en pense:

Albus Severus Potter fait son entrée à Hogwarts empli d’appréhensions. Attirant les regards de ses camarades qui espèrent trouver en lui le nouveau Harry Potter, Albus s’avère être en tout point opposé à son illustre père. Les années passent durant lesquels Albus devient un adolescent rebelle et belliqueux qui n’est pas sans rappeler Harry lors de sa cinquième année. Ayant surpris une conversation privée entre son père et Amos Diggory, Albus pense tenir l’occasion de faire ses preuves, de montrer sa valeur. Il entraîne son seul ami, Scorpius Malfoy, dans son aventure, loin de se douter que leurs actions pourraient avoir des conséquences désastreuses pour tous…

Les premières lignent nous ramènent dans l’épilogue de la saga de JK Rowling et nous permettent pour un instant de revenir en arrière, à cette époque où la sortie de chaque nouveau volume d’Harry Potter était une fête. Le gros point noir de ce livre est qu’il ne s’agit pas d’un roman mais d’une pièce. De ce fait, l’histoire manque de descriptions, de profondeur, les personnages ne sont pas assez développés et finalement seul Albus et Scorpius ont bénéficié d’un traitement complet de personnalité. Scorpius est d’ailleurs un personnage excellent, drôle, intelligent, plein d’esprit, il fait la force du récit. Sa présence tempère les humeurs d’Albus, il lui permet de s’élever au-dessus du simple adolescent colérique en mal d’amour.

Les scènes s’enchaînent autour des deux amis mais mettent également en avant leurs parents. Ainsi le trio Harry-Ron-Hermione, agrandi de Ginny et Draco, revient souvent sur le devant de la scène, ce qui permet pour le fan de retrouver ses héros, plus matures, changés, différents des adolescents que nous avions quitté. Ce ne sont pas des parents parfaits, ils ne sont pas forcément plus heureux/malheureux ou plus gentils/méchants, ils sont juste différents, plus adultes… Leur vie n’est pas parfaite, ils ont les mêmes tracas que bon nombre de parents et je pense qu’ils sont tout à fait crédibles dans ce nouveau rôle qui est le leur.

En ce qui concerne l’histoire en elle-même, j’ai beaucoup aimé le premier acte qui tourne surtout autour de la relation Albus/Harry et le besoin que ressent Albus de faire ses preuves. C’est tout un cheminement vers la maturité, le besoin d’accepter l’histoire de sa famille pour s’accepter soi-même, l’identification à l’image paternelle pour pouvoir s’identifier à quelqu’un et choisir de s’en éloigner ou au contraire de s’en rapprocher pour se construire. Par contre le second acte m’a laissé sur une impression plus mitigée, j’ai surtout du mal avec une information – impossible à révéler sans spoiler – qui manque de crédibilité à mes yeux. Maintenant l’histoire est bien amenée et reste crédible dans sa narration. On y retrouve les ingrédients forts des romans de JK Rowling, que ce soit au niveau de l’intrigue ou des valeurs qu’elle véhicule mais l’histoire aurait vraiment mérité un autre support pour que le lecteur puisse une nouvelle fois être transporté par sa lecture. Les spectateurs qui verront la pièce en auront eux, plein les yeux c’est certain! Ce n’est pas un coup de cœur mais presque!

 

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18 commentaires sur “Harry Potter and the Cursed Child

  1. D’un côté j’ai vraiment hâte de le lire mais d’un autre j’ai vraiment peur d’avoir trop d’attente parce qu’Harry Potter c’est la base ! ^^

  2. Est-ce que ce n’est pas trop perturbant que le fils d’Harry porte le même prénom que l’ancien directeur? Me connaissant, je vais m’imaginer toutes les scènes avec la tronche de Dumbledore…

  3. Je n’ai pas lu ta chronique car je n’ai pas vraiment envie de savoir de quoi il parle, pour ne pas être influencée lorsque je le lirai. Mais j’avoue que j’ai un peu peur de cette histoire. Harry Potter, c’est une grosse partie de ma vie. Je place beaucoup d’espérances dans ce livre.

  4. Pfff, même pas eu le temps de le commencer… Mais il m’attend ! Ton avis me rassure, beaucoup ont l’air déçu… Je pense que je vais passer un moment sympa.

  5. Ta critique, je me permets de te tutoyer, est très juste et vraiment bien écrite.
    Sur le coup, je pensais comme toi pour le deuxième acte et puis j’y ai réfléchi. Ce n’est pas si improbable que ça à bien y penser pour trois raisons (je vais rester vague hein, pour ne pas gâcher la surprise aux autres) :

    1) Bellatrix était soumise à Voldemort, son mari aussi, ils l’étaient volontairement, le déifiaient. Elle était mieilleuse avec lui, toujours à essayer de s’en rapprocher au plus près.
    2) Rappelle-toi le début du tome 6, la scène chez Rogue et ce que dit Bellartrix à Narcissa lorsque cette dernière confie à Rogue la mission de son fils, Drago.
    3) Drago adulte ne semble pas savoir. C’est possible pour deux raisons : la première, il attendait la venue de Harry à Poudlard avant la bataille, il n’a donc pas assisté à tu-sais-quoi. La seconde, c’est qu’il peut s’agir d’une « création » magique (je tente de rester vague) et donc plus rapide que ce qu’il faut habituellement, pense à Voldemort dans le chaudron (tome 4)

    Qu’en penses-tu ?

    1. oui je suis assez d’accord avec toi mais c’est plus la personnalité de Voldemort qui me pousse à trouver ça peu probable. Je l’imagine très mal dans ce type de relation… même pour survivre au delà de la mort ça me semble au delà du personnage car ça nécessite trop de promiscuité d’une part, et créerait un lien dont il ne comprend pas la teneur d’autre part.
      Maintenant je comprends ce que tu veux dire, et je pense que bien d’autres y verront la même chose, mais j’avoue que ça me gène assez par rapport à tout ce qu’on sait de Voldemort…

      1. C’est un pas vers l’immortalité, son obsession. Il avait bien créé un horcruxe avec un serpent qu’il chérissait non pas pour la bête mais pour le fragment de lui et le symbole de sa « noble » ascendance. Cette façon de faire est en quelque sorte dans la même lignée.

  6. J’ai beaucoup aimé ! Je suis en train de relire le premier roman dans l’édition illustrée et j’écoute le 5 🙂 J’aimerais beaucoup la voir cette pièce de théâtre !!!

    1. je pense que c’est normal 😉 Harry Potter représente tant dans le monde de la littérature qu’une suite peut faire carrément peur mais franchement il y a plus de positif que de négatif!

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