album·Lecture offerte

L’oiseau de brindilles

Auteur: Agnès Bertron-Martin

Illustratrice: Qu Lan

Éditeur: Gautier Languereau

Pages: 40

 

L’oiseau de brindilles fait parti de ses livres dont la couverture vous attire comme un aimant, au détour d’une allée de votre librairie. C’est ce qui est arrivée à Juliette, qui est revenue le serrant contre elle après l’avoir feuilleté.

Petite pépite d’album illustré, les illustrations de Qu Lan nous en mettent plein les yeux et séduisent le lecteurs par des couleurs chatoyantes et un tracé précis et réaliste.

L’histoire, emprunte de poésie et de magie, prend place sur une plage de Birmanie qui porte les stigmates du passage d’un tsunami. Manila, seule survivante, trouve du réconfort dans un chant qu’elle entend tout autour d’elle. Un morceau de bambou, quelques feuilles et voilà qu’elle donne forme à un oiseau, un corps à ce chant. L’oiseau de brindilles prend vie et protège Manila et son cœur aimant d’un prince cruel. Cruel? Et si c’était la solitude qui rendait son cœur amère?

L’oiseau de brindilles est un conte enchanteur qui met en avant l’importance de l’autre, le besoin qu’on les humains d’aimer et d’être aimer en retour. Tout simplement magnifique!

 

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Ce matin-là, sur une plage de Birmanie, Manila se retrouve seule. Dans une vague de colère, la mer d’Andaman a tout emporté. Alors, avec quelques brindilles, Manila tresse un oiseau pour lui tenir compagnie. Et le voilà qu’il prend vie, sous le regard envieux d’un prince cruel arrivé sur les lieux.

Lecture offerte·roman jeunesse

La saison des mûres

The Canning Season

Auteure: Polly Horvath

Traductrice: Hélène Misserly

Éditeur: l’école des loisirs

Collection: Neuf

Pages: 306

 

La saison des mûres est probablement le roman jeunesse le plus étrange qu’il m’aie été donné de lire. L’histoire se rapproche assez de la catégorie « tranche de vie » mais en même temps il est bourré d’anecdotes surprenantes, parfois drôles, souvent macabres qui créent une ambiance unique et étrange. Pourtant on se laisse complètement happer par l’écriture de Polly Horvath. Ses personnages deviennent très rapidement sympathiques, ou carrément antipathiques; qu’ils soient principaux ou secondaires, ils ne laissent pas indifférents, ils ont été travaillé avec précision, de leur apparence physique à leur personnalité, rien n’est laissé au hasard.

Véritable ode à la vie, ce roman nous entraîne dans l’univers des sœurs Menuto, des jumelles nonagénaires, qui vivent au beau milieu de la nature, des bois et des ours. Leur maison les a vu naître et n’a pas changé depuis, si ce n’est ses habitants qui l’ont peu à peu déserté; elles vivent en autosuffisance, ne se souciant que d’elles-mêmes, ne laissant pas la modernité les atteindre. L’arrivée de leur petite nièce, Raclette 13 ans et d’une jeune inconnue, Harper 14 ans, abandonnée sur le pas de leur porte, vient bouleverser un quotidien bien organisé qui ne laisse aucune place à la surprise. Les deux jeunes filles vont aussi y découvrir la valeur de la famille, apprendre à créer des liens et faire des choix pour un avenir qui n’appartient qu’à elles.

La saison des mûres est un roman coup de cœur pour Gabrielle et moi qui avons aimé l’humour caustique de Tilly, la sagesse bouddhiste de Penpen, la douceur de Raclette et l’exubérance d’Harper. Le texte dégage beaucoup d’émotions et nous a charmé d’un bout à l’autre. Juliette émet plus de réserve, elle n’a pas compris l’intérêt de ce texte qui parle beaucoup de la mort tout en valorisant la vie. Elle a par contre beaucoup aimé la façon de vivre des sœurs Menuto, nées ensemble, elles ne se sont jamais quittées; sans vraiment le dire, elle laisse entendre que c’est le genre de vie qu’elle rêve pour sa sœur et elle. Elle est aussi attirée par cette vie loin de la ville et du bruit, des foules…

Raclette ignorait qu’elle avait de la famille dans le Maine. Elle ignorait qu’elle avait de la famille tout court. Elle apprend la nouvelle le jour où sa mère décide de l’expédier en train, sans même une valise, pour passer l’été chez deux arrière-arrière-cousines, aussi éloignées qu’âgées. A son arrivée, l’adolescente découvre « les étranges dames Menuto », comme on les appelle, la ronde et joviale Penpen et la minuscule et acerbe Tilly. Les sœurs jumelles accueillent Raclette en l’avertissant: elles sont nées ensemble, ont grandi ensemble et envisagent de mourir ensemble à Vallon Rose, leur maison familiale cernée par les bois et les ours. Mais pas question de faire aboutir ce projet avant de transmettre à la timide Raclette le plaisir des bains de mer et celui de la traite des vaches, la célèbre recette du coulis de mûres, des rudiments de philosophie bouddhiste…

BD/manga

L’Atelier des Sorciers, tomes 1 et 2

Il y avait bien longtemps que je n’avais pas lu de manga. Celui-ci m’avait interpellé par sa couverture très « shojo » (jeune fille) et son histoire estampillée « seinen » (adulte). Quand Gabrielle est revenue de son club de lecture (qui se déroule à la médiathèque) avec les deux premiers volumes, je me suis lancée dans la lecture, une façon de vérifier que le contenu était approprié pour une enfant de neuf ans. Et je dois dire que c’est une bonne surprise!

L’histoire prend place dans un décor médiéval, un monde où chacun sait que la magie est innée, héréditaire et très secrète. Coco est une petite villageoise qui aide sa mère dans sa boutique de modiste; mais son grand rêve est de devenir sorcière… sa rencontre avec un sorcier va l’entraîner dans le monde de la magie après en avoir payé un prix bien lourd.

Ces deux premiers volumes sont accessibles à tous, l’auteur plante le décor et présente ses personnages et les bases de ce qui sera l’intrigue principale. Les dessins sont magnifiques, et l’histoire se veut dynamique et voilée d’un soupçon de mystère. On entrevoit un peu de suspens avec l’apparition de la Confrérie du Capuchon qui laisse présagée plein de choses pour la suite: de l’action, une bataille entre le bien et le mal peut-être…

Gabrielle, 9 ans, a adoré ces deux premiers volumes. Elle aime l’univers, la magie et les personnages. Petit coup de cœur pour le vers-pinceau, la petite créature kawaï (typique des shojo manga). Elle attend la suite avec une grande impatience.

L’Atelier des Sorciers est une petite surprise dans l’univers manga que j’ai longuement délaissé. Ces deux premiers volets sont très intéressants et ne manquent pas de créer l’attente d’un volume suivant en se clôturant par un cliffhanger. L’histoire est surprenante et le design en met plein les yeux.

Coco est une petite fille ordinaire vivant dans un village avec sa mère. Elle a toujours été fascinée par la magie, mais c’est un don rare que seules certaines personnes obtiennent à la naissance: les sorciers. Un jour, Coco rencontre l’un d’entre eux et le surprend à jeter un sort. Elle comprend alors la véritable nature de la magie et essayer de l’imiter… Mais elle va accidentellement utiliser une magie interdite!

On naît sorcier, on ne le devient pas. C’est la règle. Pourtant, Kieffrey a pris Coco sous son aile et a fait d’elle sa disciple: d’humaine normale, la voilà devenue apprentie sorcière! Kieffrey, Coco et ses trois camarades se sont rendus à Carn, petite ville de sorciers, pour acheter des fournitures magiques. Mais soudain, les quatre fillettes tombent dans un piège tendu par un mystérieux sorcier encapuchonné: elles sont coincées dans une dimension parallèle et doivent échapper à un dragon!

album·Lecture offerte

Anya et Tigre Blanc

Auteur: Fred Bernard

Illustrateur: François Roca

Éditeur: Albin Michel Jeunesse

Pages: 32

 

Nous sommes ici en présence d’un album très grand format ou chaque double page est un véritable enchantement visuel. Les peintures de François Roca sont juste magnifiques et viennent sublimer le texte de Fred Bernard. Le duo entraîne les lecteurs de tout âge au cœur d’un pays blanc gouverné par un roi cruel et dans lequel les animaux et les hommes communiquent et n’hésitent pas à s’unir pour affronter le mal qui ronge leur pays: les enfants disparaissent les uns après les autres, sans laisser aucune trace.

Bien que concis, le texte suffit à poser les bases d’une histoire fantastique où le courage se dessine sous les traits d’une jeune fille prête à tout pour sauver son village. Anya et Tigre Blanc est un conte merveilleux qui met en avant le courage en nous montrant qu’il peut prendre différentes formes, et que l’union fait la force.

Année après année, au pays du Grand Blanc, les enfants d’une même génération se volatilisent mystérieusement. Anya a 12 ans et est une forte tête. Avec Tigre Blanc à ses côtés, elle se prépare à affronter la menace, bien décidée à en découdre.

divers·IEF·Le coin de Gabinette·Lecture à 2 Voix

Abonnement Ecole des Max 2018/2019

C’est reparti pour une nouvelle année avec L’école des loisirs et leur super abonnement l’école des max. Nous avons juste opéré un petit changement par rapport à ce que j’avais annoncé dans mon billet parlant de nos divers abonnements. Je pensais partir sur le Maximax destiné aux 9-11 ans mais après réflexion, questionnements, et prise de renseignements sur l’ensemble des ouvrages proposés, nous avons opté pour Supermax, destiné aux 11-13 ans. Ce changement est principalement dû au fait que seule Gabrielle profite réellement de cet abonnement; et que sa maturité, ses goûts littéraires et ses intérêts correspondent d’avantage à cette tranche d’âge.

Comme les années précédentes, Gabrielle recevra un livre à la maison chaque mois entre novembre et juin. Nous lirons sans doute ces ouvrages ensembles, ou chacune de notre côté, mais l’objectif est le même: partager un moment de lecture à voix haute, pour la plaisir et pour les probables discussions passionnantes qu’il engendrera.

La sélection de cette année ce compose de:

1 album

1 BD

1 biographie

5 romans