BD/manga·masse critique

Journal d’un enfant de lune

Auteur: Joris Chamblain

Illustratrice: Anne-Lise Nalin

Éditeur: Kennes

Collection: ensemble

Pages: 56

Je tiens tout d’abord à remercier les éditions Kennes et Babelio pour cette offre de Masse Critique qui me permet de découvrir un nouveau récit de Joris Chamblain.

Journal d’un enfant de lune est un one-shot qui a pour particularité de parler du sujet délicat de la maladie chez les enfants. En effet son héros, qui nous est présenté au travers d’un journal intime, souffre d’une maladie génétique rare, le xeroderma pigmentosum, qui se caractérise par une sensibilité excessive aux rayons UVA. Les porteurs de la maladie sont appelés « enfants de lune » et sont contraints de vivre dans le noir ou avec des équipements coûteux pour se protéger du soleil.

J’ai apprécié que l’auteur aie choisi de sensibiliser son lectorat au travers de son héroïne, Morgane, une adolescente très tournée sur elle, qui va découvrir qu’il existe bien pire qu’un déménagement ou une vie loin de ses amies. Sensible, elle va se laisser happer par le journal de Maxime qui va peu à peu l’ouvrir à un monde inconnu qui pourrait bien faire naître des vocations. Morgane n’est pas sans rappeler Cerise et ses carnets; curieuse et touchante, elle tente de lever le mystère sur un inconnu dans un jeu de pistes qui nécessite l’aide de personnages secondaires généreux et bienveillant.

S’il est doué pour écrire des histoires riches en émotion et particulièrement touchantes, Joris Chamblain sait également s’entourer d’illustratrices talentueuses dont les styles différents mais tout aussi modernes, s’adaptent parfaitement à l’intrigues de chacune de ses séries. Le trait de Anne-Lise Nalin et son travail des couleurs sont absolument magnifiques, ses visages retranscrivent les émotions avec beaucoup de justesse. C’est donc un nouveau sans faute et un énorme coup de cœur!

Morgan a seize ans. Elle vient d’emménager dans une nouvelle maison, avec ses parents et son petit frère. Tandis qu’elle déballe ses cartons, elle retrouve un journal intime caché derrière un radiateur. C’est celui de Maxime, un jeune homme de dix-sept ans, qui y raconte son étrange maladie qui l’empêche de vivre à la lumière du jour. C’est un enfant de lune…

Joris Chamblain sur le Blog

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BD/manga

Les Carnets de Cerise – 5 – Des premières neiges aux Perséides

Auteur: Joris Chamblain

Illustratrice: Aurélie Neyret

Editeur: Soleil

Collection: Métamorphose

Pages: 76

 

Depuis le premier volume on a découvert Cerise et sa touchante personnalité, pleine de générosité et d’empathie. Mais sous des dehors enjoués, la jeune fille cache des blessures qui refont surface peu à peu. Quand la plaie devient béante, il devient urgent pour la mère et sa fille d’avoir cette conversation à cœur ouvert qu’elles ont tant repoussé.

Joris Chamblain nous enchante une fois de plus par les émotions qui émanent des personnages mais aussi des situations auxquelles ils sont confrontés. Magnifiquement illustré par la talentueuse Aurélie Neyret, Des premières neiges aux Perséides est la conclusion d’une merveilleuse aventure, d’un touchant récit initiatique au cours duquel Cerise a appris l’importance de l’amitié, de l’amour et de la famille.

C’est avec beaucoup d’émotions que j’ai lu ce cinquième volume des Carnets de Cerise qui m’a beaucoup touché. La saga, portée par le duo Chamblain/Neyret, aura su toucher un lectorat d’âge divers de part sa qualité narrative, son héroïne, ses rencontres et les émotions qui se dégagent de chaque page. C’est avec regret que je tourne la dernière page de cette série qui va me manquer et que seule la relecture pourra permettre de retrouver… A bonne entendeur 😉

   

« Il était une fois… Quand j’étais petite, je me suis fait la promesse que si un jour, j’avais un journal intime, il commencerait comme ça. Il était une fois… ben moi, Cerise! J’ai dix ans et demi et mon rêve, c’est de devenir romancière. Mon truc à moi pour raconter des histoires, c’est d’observer les gens, imaginer leur vie, leurs secrets… »

BD/manga·roman jeunesse

Le Mont des Brumes, tome 1: Les Voyages de Théodore

Titre vo:The Fog Mound: Travels of Thelonious

Auteur: Susan Schade

Illustrateur: Jon Buller

Traductrice: Sidonie Van Den Dries

Éditeur: Bayard Jeunesse

 

Voilà une série qui fut coup de cœur de ma fille l’hiver dernier. Intéressant dans sa construction qui se fait sur l’alternance de chapitres bd et roman, Les voyages de Théodore permet aux jeunes lecteurs d’entrer facilement dans la lecture en découvrant différents genres. C’est une bonne initiation à la bande dessinée mais aussi au roman de part le choix de mise en page claire et aérée. Le texte est simple mais juste et emprunt d’une certaine poésie.

Le Mont des Brumes est un récit initiatique qui soulève une réflexion écologique et invite à se questionner sur la place de l’Homme et des animaux dans notre monde moderne. L’histoire est bien amenée et construite intelligemment pour les jeunes lecteurs. C’est un joli conte moderne plein d’aventures qui véhicule de belles valeurs telles que l’amitié, la tolérance et le respect.

 

Théodore Chipmunk, un jeune écureuil amateur de légendes anciennes, vit heureux dans la Forêt sauvage. Il est convaincu qu’il y a bien longtemps les êtres humains régnaient sur Terre et que les animaux ne parlaient pas! Un jour, emporté par une inondation, Théodore échoue dans la Cité des Ruines, une grande ville d’où les humains ont disparu depuis la catastrophe qu’ils ont disparu depuis la catastrophe qu’ils ont provoquée. Là, vivent d’étranges animaux qui parlent, ainsi qu’une mystérieuse Dragonne servie par des esclaves et protégée par des rats-visions. A peine arrivé, Théodore échappe de justesse à l’un d’eaux et se réfugie dans la librairie de Ferdinand, un porc-epic. Bien que fasciné par cet endroit, Théodore aimerait bien rentrer chez lui. L’occasion se présente lorsqu’il fait la connaissance d’Olive, l’ourse intrépide. Cette dernière travaille à la construction d’une machine volante, « un vélocicoptère », afin de rejoindre les siens au Mont des Brumes.

BD/manga·masse critique

Les Enquêtes des Enfants Capables, tome 1: A toute vapeur!

Auteur: Nathalie Dargent

Illustratrice: Lucie Bryon

Editeur: Milan

Collection: BD Kids

Pages: 60

 

Premier volet d’une nouvelle série de la collection BD Kids des éditions Milan, Les enquêtes des Enfants Capables 1. A toute vapeur! réunit tous les ingrédients nécessaires pour séduire les petits lecteurs: univers imaginaire, humour, néologismes autour d’un vocabulaire accessible, personnages amusants… Le texte est concis rendant la lecture aisée pour les débutants; les enfants pourront prendre plaisir à regarder les illustrations qui fourmillent de détails intéressants et amusants.

Dans cette petite bande dessinée les plus jeunes pourront vivre une enquête sympathique et originale et nul doute qu’ils en redemanderont!

Je remercie Babelio et Milan Jeunesse pour cette lecture sympathique.

Aujourd’hui, Ben est en ébullition. Il participe à la grande course aérienne de Torteville. Mais juste avant de décoller, il reçoit une lettre de menace. Un danger le guette? Il en faut plus pour arrêter le Club des enfants capables! Ben monte à bord du vaisseau. Sa grande sœur Capucine, elle, se lance à la poursuite du coupable. 

Une seule devise: Tous Capable!

BD/manga

Sorcières, Sorcières – 3. Le mystère des trois marchands

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Auteur: Joris Chamblain

Illustratrice: Lucile Thibaudier

Editeur: Kennes

Pages: 48

 

 

 

Quatrième de couverture:

Loin de Pamprelune, le marché suspendu de l’île aux mille lanternes est un lieu fabuleux, connu des sorciers du monde entier. Là-bas, sont vendus les chaudrons les plus solides, les meilleures baguettes de sorciers, les potions les plus infectes…
Harmonie et Miette vont y passer la journée avec leur oncle et y faire de nouvelles rencontres. Mais elles vont surtout découvrir un secret très ancien, oublié de tous, qui pourrait bien engendrer la destruction totale du marché. Elles n’ont que quelques heures pour empêcher que tout s’écroule !

Ce que j’en pense:

Troisième volet des aventures de Miette et Harmonie, le mystère des trois marchands nous emmène au marché suspendu qui se tient sur l’île aux milles lanternes. Les dessins de Lucile Thibaudier sont enchanteurs et donnent vie à ce lieu magique avec beaucoup de charme. Fantômes et maléfices sont programmes cette fois-ci, ce qui ne rend pas la chose facile pour les deux sœurs qui relèvent le défis pour venir à bout de cette enquête.

L’histoire a moins bien pris que pour les précédents volumes, et c’est finalement le dossier enquêtes/jeux de fin de volume qui remporte le plus de succès auprès de mes filles de 7 ans 1/2. J’ai moi-même pris moins de plaisir à lire ce titre qui n’en reste pas moins beau à feuilleter.

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Autres volumes sur le blog

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BD/manga·masse critique

Astrid Bromure, tome 2: Comment atomiser les fantômes

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Auteur: Fabrice Parme

Couleurs: Véronique Dreher

Éditeur: Rue de Sèvres

Collection: BD Jeunesse

Pages: 40

 

 

Présentation éditeur:

Astrid en a assez de s’ennuyer dans le grand manoir vide de ses parents… elle réussit à les convaincre de l’inscrire au manoir de Canterville. À elle les nouvelles copines, les joies de l’internat, et surtout la chambre partagée avec des jumelles qui n’ont pas froid aux yeux, Gladys et Rebecca. Seul hic, la légende dit que Canterville est truffé de fantômes, ce qui ne rassure pas du tout Astrid !

En plus d’apprendre à atomiser les fantômes, elle va devoir comprendre ce qu’elle est prête à faire ou non pour être populaire.

Ce que j’en pense:

Complètement indépendant du premier volume, Comment atomiser les fantômes nous entraîne dans un pensionnant pour riches jeunes filles, le manoir de Canterville (clin d’œil évident à Oscar Wilde), hanté par les fantômes des anciens propriétaires et leurs élèves. Astrid Bromure, élevée à la maison, est bien heureuse d’intégrer un pensionnat et de pouvoir découvrir la vie en collectivité, mais n’étant pas rodée aux codes sociaux, elle a fort à faire pour comprendre comment devenir populaire.

Au final l’histoire tourne surtout autour de l’intégration d’Astrid à ce mode de vie plus que sur la chasse aux fantômes que l’on attend à la lecture du titre. Ceux-ci ne font que des apparitions mineurs dans les tableaux des escaliers et couloirs – qui n’est pas sans rappeler les portraits dans Harry Potter – et n’en sorte réellement qu’à la toute fin, permettant à Astrid de conclure l’histoire avec humour.

Une bande dessinée fraîche et drôle qui vise clairement un jeune lectorat (mes filles de 7 ans 1/2 ont adoré) mais qui saura séduire le grand enfant qui sommeille en chacun. Si j’ai trouvé l’histoire assez légère au niveau de l’intrigue, j’ai en revanche adoré le dessin, riche en couleurs et détails.

Je remercie Babelio et les Editions Rue de Sèvres pour cette chouette découverte.

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BD/manga

Marie-Antoinette – La jeunesse d’une reine

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Auteur: Fuyumi Soryo

Traducteur: Patrick Honnoré

Editeur: Glénat

Collection: Seinen

Pages: 180

 

 

Quatrième de couverture:

Vienne, 1770. La jeune « Antonia », archiduchesse d’Autriche et fille de l’impératrice Marie-Thérèse, entreprend un voyage en France pour vivre auprès de son époux, Louis-Auguste, dauphin de France. Ils ne se connaissent pas, ne se sont jamais vus, et pourtant ils se sont jurés amour et fidélité afin de réconcilier leurs nations respectives. Après une rapide présentation à celui dont elle devra partager la vie, Antoinette se retrouve propulsée dans un nouveau monde: la cour de Versailles. C’est là, dans cet environnement aux codes si déroutants, qu’elle va apprendre à découvrir la personnalité d’un homme quelque peu mystérieux: le futur Louis XVI, roi de France… L’amour pourra-t-il naître d’un mariage arrangé?

Ce que j’en pense:

« Antonia » n’a que quatorze ans quand elle quitte son pays, l’Autriche, pour la France où l’attend Louis-Auguste, le Dauphin. Leurs royales parents ont organisé leur mariage afin d’unir durablement leur pays. Outre le fait qu’elle ne connait pas son époux, Marie-Antoinette va devoir apprendre à vivre à la Cour de Versailles faites de devoirs et de règles qui la dépassent, privée de toute la liberté dont elle bénéficiait jusqu’alors. Faire sa place ne sera pas facile pour cette jeune fille qui va devoir apprendre à s’entourer et à s’affirmer.

La sortie d’un manga de Fuyumi Soryo est toujours un événement en soi, aussi lorsque Babelio me propose de le lire dans le cadre d’une opération « masse critique privilège », c’est carrément une fête!

Fuyumi Soryo  a ce talent et ce trait unique qui donne des airs d’oeuvre d’art à chacune de ses planches. Bénéficiant d’une entrée libre au château de Versailles, elle a pu retranscrire le plus fidèlement possible le mobilier, les tapisseries et autres objets du décorum riches en détails. Malgré les quelques libertés prises, on ne peut qu’apprécier la recherche et le travail de l’artiste. En ce qui concerne les personnages, ils sont physiquement à l’image des protagonistes des autres séries de l’auteur mais pas forcément réalistes. Ainsi Louis-Auguste, futur Louis XVI apparaît comme un beau et grand jeune homme, bien loin de l’image que l’on a de lui au travers des descriptions ou des tableaux d’époque. J’ai aussi été surprise par la relation entre les deux jeunes époux loin de ce qu’on en lit habituellement. Louis-Auguste nous est présenté comme un adolescent assez sûr de lui (en dehors d’une ou deux scènes où sa timidité semble resurgir) alors qu’il est généralement décrit comme un garçon maladroit et timide, mal à l’aise en présence de son épouse qui irradie de lumière et de beauté. Les premières planches nous présentent un couple uni et dégageant amour et affection. Maintenant on peut comprendre que pour rendre l’histoire plus romantique, l’auteur aie fait le choix de prendre des libertés qui permettront au lecteur de s’attacher plus facilement aux personnages ou de les rendre plus sympathiques.

Marie-Antoinette – La Jeunesse d’une reine reste un très beau titre, visuellement très esthétique mais dans lequel on ne retrouve pas la précision historique dont on pouvait s’attendre de la part de l’auteur de Cesare. La fan de la mangaka et de Marie-Antoinette que je suis apprécie malgré tout ce titre pour la qualité technique.

massecritique

Je remercie Babelio et les éditions Glénat pour cette offre de masse critique.