BD/manga

L’Atelier des Sorciers, tomes 1 et 2

Il y avait bien longtemps que je n’avais pas lu de manga. Celui-ci m’avait interpellé par sa couverture très « shojo » (jeune fille) et son histoire estampillée « seinen » (adulte). Quand Gabrielle est revenue de son club de lecture (qui se déroule à la médiathèque) avec les deux premiers volumes, je me suis lancée dans la lecture, une façon de vérifier que le contenu était approprié pour une enfant de neuf ans. Et je dois dire que c’est une bonne surprise!

L’histoire prend place dans un décor médiéval, un monde où chacun sait que la magie est innée, héréditaire et très secrète. Coco est une petite villageoise qui aide sa mère dans sa boutique de modiste; mais son grand rêve est de devenir sorcière… sa rencontre avec un sorcier va l’entraîner dans le monde de la magie après en avoir payé un prix bien lourd.

Ces deux premiers volumes sont accessibles à tous, l’auteur plante le décor et présente ses personnages et les bases de ce qui sera l’intrigue principale. Les dessins sont magnifiques, et l’histoire se veut dynamique et voilée d’un soupçon de mystère. On entrevoit un peu de suspens avec l’apparition de la Confrérie du Capuchon qui laisse présagée plein de choses pour la suite: de l’action, une bataille entre le bien et le mal peut-être…

Gabrielle, 9 ans, a adoré ces deux premiers volumes. Elle aime l’univers, la magie et les personnages. Petit coup de cœur pour le vers-pinceau, la petite créature kawaï (typique des shojo manga). Elle attend la suite avec une grande impatience.

L’Atelier des Sorciers est une petite surprise dans l’univers manga que j’ai longuement délaissé. Ces deux premiers volets sont très intéressants et ne manquent pas de créer l’attente d’un volume suivant en se clôturant par un cliffhanger. L’histoire est surprenante et le design en met plein les yeux.

Coco est une petite fille ordinaire vivant dans un village avec sa mère. Elle a toujours été fascinée par la magie, mais c’est un don rare que seules certaines personnes obtiennent à la naissance: les sorciers. Un jour, Coco rencontre l’un d’entre eux et le surprend à jeter un sort. Elle comprend alors la véritable nature de la magie et essayer de l’imiter… Mais elle va accidentellement utiliser une magie interdite!

On naît sorcier, on ne le devient pas. C’est la règle. Pourtant, Kieffrey a pris Coco sous son aile et a fait d’elle sa disciple: d’humaine normale, la voilà devenue apprentie sorcière! Kieffrey, Coco et ses trois camarades se sont rendus à Carn, petite ville de sorciers, pour acheter des fournitures magiques. Mais soudain, les quatre fillettes tombent dans un piège tendu par un mystérieux sorcier encapuchonné: elles sont coincées dans une dimension parallèle et doivent échapper à un dragon!

album·BD/manga

La Grande Forêt – Le pays des Chintiens

Auteure/Illustratrice : Anne Brouillard

Éditeur: L’école des loisirs

Collection: Pastel

Pages: 75

 

 

Nous avons eu le plaisir de recevoir La Grande Forêt en juin dernier grâce à notre abonnement Maximax 2017/2018. C’est un album qui alterne le format classique textes + images avec des pages de bande dessinée. Le concept est intéressant et offre une lecture originale et vivante pour le jeune lecteur.

Anne Brouillard a inventé un pays et tout un monde de créatures surprenantes qui partagent leur univers avec des humains et des animaux plus réels. L’histoire nous entraîne dans une aventure teintée de mystère dans un monde fantastique où des Bébés Mousse disparaissent risquant de perturber les écosystèmes.

La beauté de l’ouvrage tient principalement dans la qualité des illustrations remplies de détails et de réalismes; l’auteure illustre magnifiquement les paysages et ses cartes topographiques sont justes sublimes. Le texte dégage poésie et distille un petit message écologique pertinent.

Killiok, le chien noir, est inquiet. Il attend le retour de Vari Tchésou, le magicien rouge, dont il n’a pas de nouvelles depuis le printemps. D’après les oiseaux, une roulotte aurait été aperçue au fin fond de la Grande Forêt… Killiok convainc Véronica de l’accompagner pour savoir ce qu’il en est. Tous deux s’enfoncent dans la Grande Forêt et font des rencontres surprenantes : Pikkeli Mimou dans son refuge, le Chat Mystère qui va au festival de vol, Susy le cheval… et tous ces Bébés Mousse avec qui ils prendront le train !

BD/manga

Lydie

Auteur: Zidrou

Dessinateur: Jordi Lafebre

Éditeur: Dargaud

Collection: Autre Regard

Pages: 60

 

Lydie est l’héroïne morte-née de cette bande dessinée qui traite du deuil et de la douloureuse expérience de la perte d’un enfant. Invisible et pourtant si présente, Lydie devient le cœur des habitants de « l’impasse du bébé à moustache ». Quand sa mère annonce que sa fille lui est revenue des anges, c’est toute la communauté qui accepte de jouer le jeu, ne souhaitant blesser d’avantage cette mère décrite comme « simple d’esprit ».

Bien que l’idée de ce mensonge est assez dérangeante, j’ai vite été touché par la bienveillance, la compassion et l’esprit de solidarité qui unissent les habitants de cette impasse. On comprend rapidement que c’est l’amour et le soutien des proches qui font que le déni devient un réconfort.

Très belle BD de Zidrou, magnifiquement mise en images par Jordi Lafebre dans des tons sépia qui cadrent parfaitement avec l’époque (1932).

Avez-vous déjà entendu parler de « l’impasse du bébé à moustache » ? Ne cherchez pas ce bout de rue sur un plan, vous perdriez votre temps ! Seuls Zidrou et Jordi Lafebre peuvent vous y conduire ! Les habitants de l’impasse, les « moustachus », partagent les joies et les peines du quotidien sous le regard d’une statuette de madone à l’enfant Jésus. Alors quand Camille, jeune femme simple d’esprit, perd sa petite Lydie tout juste née, tous les habitants la soutiennent. Ils sont solidaires à nouveau lorsque Camille leur annonce le retour miraculeux de sa petite fille. Mieux vaut un joli mensonge qu’une vilaine vérité, pensent-ils tous. Seulement qu’arrive-t-il quand la vérité reprend ses droits ?

BD/manga

Sorcières, Sorcières – 4. Le mystère des fleurs de tempête

Auteur: Joris Chamblain

Illustratrice: Lucile Thibaudier

Éditeur: Kennes

Pages: 48

 

Cette quatrième aventure de Miette et Harmonie est placée sous le signe du temps qui passe. Alors que Miette fête son anniversaire, Harmonie est à un âge où les doutes et l’inquiétude en l’avenir la bouleversent et la rendent triste sans qu’elle ne sache ce qui la met dans cet état de déprime.

Au travers de la magie, Joris Chamblain joue sur le temps qui passe, mettant l’accent sur l’importance de l’héritage et de la filiation. Le texte, teinté de nostalgie, véhicule des valeurs fortes telles que la compassion, l’empathie, les liens du sang… Par ailleurs, les illustrations de Lucile Thibaudier dégagent beaucoup de douceur et de chaleur au travers des couleurs et du trait tout en boucles et arrondis.

Volumes précédents

  

C’est l’hiver dans le petit village de Pamprelune… et dans le cœur d’Harmonie. Où disparaît-elle si mystérieusement chaque jour? Pourquoi a-t-elle tant besoin de solitude? Quel est cet étrange symbole qu’elle trace dans son journal? Miette se lance dans cette enquête pour trouver les réponses et va remonter sans le savoir aux véritables origines des fleurs de tempête…

BD/manga·masse critique

Journal d’un enfant de lune

Auteur: Joris Chamblain

Illustratrice: Anne-Lise Nalin

Éditeur: Kennes

Collection: ensemble

Pages: 56

Je tiens tout d’abord à remercier les éditions Kennes et Babelio pour cette offre de Masse Critique qui me permet de découvrir un nouveau récit de Joris Chamblain.

Journal d’un enfant de lune est un one-shot qui a pour particularité de parler du sujet délicat de la maladie chez les enfants. En effet son héros, qui nous est présenté au travers d’un journal intime, souffre d’une maladie génétique rare, le xeroderma pigmentosum, qui se caractérise par une sensibilité excessive aux rayons UVA. Les porteurs de la maladie sont appelés « enfants de lune » et sont contraints de vivre dans le noir ou avec des équipements coûteux pour se protéger du soleil.

 

J’ai apprécié que l’auteur aie choisi de sensibiliser son lectorat au travers de son héroïne, Morgane, une adolescente très tournée sur elle, qui va découvrir qu’il existe bien pire qu’un déménagement ou une vie loin de ses amies. Sensible, elle va se laisser happer par le journal de Maxime qui va peu à peu l’ouvrir à un monde inconnu qui pourrait bien faire naître des vocations. Morgane n’est pas sans rappeler Cerise et ses carnets; curieuse et touchante, elle tente de lever le mystère sur un inconnu dans un jeu de pistes qui nécessite l’aide de personnages secondaires généreux et bienveillant.

S’il est doué pour écrire des histoires riches en émotion et particulièrement touchantes, Joris Chamblain sait également s’entourer d’illustratrices talentueuses dont les styles différents mais tout aussi modernes, s’adaptent parfaitement à l’intrigues de chacune de ses séries. Le trait de Anne-Lise Nalin et son travail des couleurs sont absolument magnifiques, ses visages retranscrivent les émotions avec beaucoup de justesse. C’est donc un nouveau sans faute et un énorme coup de cœur!

Morgan a seize ans. Elle vient d’emménager dans une nouvelle maison, avec ses parents et son petit frère. Tandis qu’elle déballe ses cartons, elle retrouve un journal intime caché derrière un radiateur. C’est celui de Maxime, un jeune homme de dix-sept ans, qui y raconte son étrange maladie qui l’empêche de vivre à la lumière du jour. C’est un enfant de lune…

Joris Chamblain sur le Blog

BD/manga

Les Carnets de Cerise – 5 – Des premières neiges aux Perséides

Auteur: Joris Chamblain

Illustratrice: Aurélie Neyret

Editeur: Soleil

Collection: Métamorphose

Pages: 76

 

Depuis le premier volume on a découvert Cerise et sa touchante personnalité, pleine de générosité et d’empathie. Mais sous des dehors enjoués, la jeune fille cache des blessures qui refont surface peu à peu. Quand la plaie devient béante, il devient urgent pour la mère et sa fille d’avoir cette conversation à cœur ouvert qu’elles ont tant repoussé.

Joris Chamblain nous enchante une fois de plus par les émotions qui émanent des personnages mais aussi des situations auxquelles ils sont confrontés. Magnifiquement illustré par la talentueuse Aurélie Neyret, Des premières neiges aux Perséides est la conclusion d’une merveilleuse aventure, d’un touchant récit initiatique au cours duquel Cerise a appris l’importance de l’amitié, de l’amour et de la famille.

C’est avec beaucoup d’émotions que j’ai lu ce cinquième volume des Carnets de Cerise qui m’a beaucoup touché. La saga, portée par le duo Chamblain/Neyret, aura su toucher un lectorat d’âge divers de part sa qualité narrative, son héroïne, ses rencontres et les émotions qui se dégagent de chaque page. C’est avec regret que je tourne la dernière page de cette série qui va me manquer et que seule la relecture pourra permettre de retrouver… A bonne entendeur 😉

   

« Il était une fois… Quand j’étais petite, je me suis fait la promesse que si un jour, j’avais un journal intime, il commencerait comme ça. Il était une fois… ben moi, Cerise! J’ai dix ans et demi et mon rêve, c’est de devenir romancière. Mon truc à moi pour raconter des histoires, c’est d’observer les gens, imaginer leur vie, leurs secrets… »

BD/manga·roman jeunesse

Le Mont des Brumes, tome 1: Les Voyages de Théodore

Titre vo:The Fog Mound: Travels of Thelonious

Auteur: Susan Schade

Illustrateur: Jon Buller

Traductrice: Sidonie Van Den Dries

Éditeur: Bayard Jeunesse

 

Voilà une série qui fut coup de cœur de ma fille l’hiver dernier. Intéressant dans sa construction qui se fait sur l’alternance de chapitres bd et roman, Les voyages de Théodore permet aux jeunes lecteurs d’entrer facilement dans la lecture en découvrant différents genres. C’est une bonne initiation à la bande dessinée mais aussi au roman de part le choix de mise en page claire et aérée. Le texte est simple mais juste et emprunt d’une certaine poésie.

Le Mont des Brumes est un récit initiatique qui soulève une réflexion écologique et invite à se questionner sur la place de l’Homme et des animaux dans notre monde moderne. L’histoire est bien amenée et construite intelligemment pour les jeunes lecteurs. C’est un joli conte moderne plein d’aventures qui véhicule de belles valeurs telles que l’amitié, la tolérance et le respect.

 

Théodore Chipmunk, un jeune écureuil amateur de légendes anciennes, vit heureux dans la Forêt sauvage. Il est convaincu qu’il y a bien longtemps les êtres humains régnaient sur Terre et que les animaux ne parlaient pas! Un jour, emporté par une inondation, Théodore échoue dans la Cité des Ruines, une grande ville d’où les humains ont disparu depuis la catastrophe qu’ils ont disparu depuis la catastrophe qu’ils ont provoquée. Là, vivent d’étranges animaux qui parlent, ainsi qu’une mystérieuse Dragonne servie par des esclaves et protégée par des rats-visions. A peine arrivé, Théodore échappe de justesse à l’un d’eaux et se réfugie dans la librairie de Ferdinand, un porc-epic. Bien que fasciné par cet endroit, Théodore aimerait bien rentrer chez lui. L’occasion se présente lorsqu’il fait la connaissance d’Olive, l’ourse intrépide. Cette dernière travaille à la construction d’une machine volante, « un vélocicoptère », afin de rejoindre les siens au Mont des Brumes.