BD/manga·masse critique

Les Enquêtes des Enfants Capables, tome 1: A toute vapeur!

Auteur: Nathalie Dargent

Illustratrice: Lucie Bryon

Editeur: Milan

Collection: BD Kids

Pages: 60

 

Premier volet d’une nouvelle série de la collection BD Kids des éditions Milan, Les enquêtes des Enfants Capables 1. A toute vapeur! réunit tous les ingrédients nécessaires pour séduire les petits lecteurs: univers imaginaire, humour, néologismes autour d’un vocabulaire accessible, personnages amusants… Le texte est concis rendant la lecture aisée pour les débutants; les enfants pourront prendre plaisir à regarder les illustrations qui fourmillent de détails intéressants et amusants.

Dans cette petite bande dessinée les plus jeunes pourront vivre une enquête sympathique et originale et nul doute qu’ils en redemanderont!

Je remercie Babelio et Milan Jeunesse pour cette lecture sympathique.

Aujourd’hui, Ben est en ébullition. Il participe à la grande course aérienne de Torteville. Mais juste avant de décoller, il reçoit une lettre de menace. Un danger le guette? Il en faut plus pour arrêter le Club des enfants capables! Ben monte à bord du vaisseau. Sa grande sœur Capucine, elle, se lance à la poursuite du coupable. 

Une seule devise: Tous Capable!

masse critique·roman·roman ado / young adult

Ginny Moon

 

Auteur: Benjamin Ludwig

Traductrice: Caroline Valaud

Editeur: HarperCollins

Pages: 421

 

Placée dans différentes familles d’accueil suite aux maltraitances et à l’incapacité de sa mère à s’occuper d’elle, Ginny semble avoir enfin trouvé sa famille-pour-toujours, pourtant elle n’a de cesse de vouloir retourner dans ce logement où elle a failli mourir. Son unique obsession tourne autour de sa poupée laissée derrière elle cinq ans plus tôt chez sa mère biologique. Lentement, au rythme du cerveau de Ginny, les pièces du puzzle se mettent en place soulevant de nombreuses questions et suscitant un véritable tourbillon émotionnel.

Ginny Moon est un roman atypique dans sa narration; racontée par Ginny, l’histoire évolue au rythme de ses journées et des quelques souvenirs qu’elle nous livre. Comme dans un roman épistolaire, les chapitres sont courts et ont pour titre la date et le moment précis où ils se déroulent. Le style est enfantin, léger, ce qui permet d’alléger le contexte et les sujets assez lourds abordés: la maltraitance, la différence, l’adoption… c’est justement cette tonalité qui permet de s’attacher au personnage auquel il n’est pas facile de s’identifier. Les réactions et choix de Ginny sont souvent incompréhensibles mais sont aussi une sorte d’introspection dans son cerveau au fonctionnement unique; ils nous permettent vraiment de comprendre comment fonctionnent la pensée des personnes autistes, leur façon d’aborder le monde, leur incompréhension des codes sociaux et leur difficulté à verbaliser leurs émotions.

Benjamin Ludwig signe un premier roman touchant qui ne peut laisser indifférent. Lui-même parent adoptif d’une enfant autiste, il a su poser sur le papier son ressenti et son vécu de ses personnes aux besoins particuliers. Ginny Moon est tout simplement magnifique!

Je remercie Babelio et les éditions HarperCollins pour cette lecture offerte dans le cadre de Masse Critique.

Pour la première fois de sa vie, Ginny  Moon a trouvé sa Maison-pour-Toujours – un foyer avec une famille aimante qui saura la protéger et l’entourer. Le foyer dont n’importe quel enfant adopté pourrait rêver. Alors pourquoi cette adolescente de 14  ans cherche-t-elle à tout prix à se faire kidnapper par sa mère biologique, incapable de s’occuper d’elle  ? Pourquoi Ginny veut-elle absolument retourner dans cet appartement où elle a failli mourir  ?
C’est une adolescente comme les autres – elle joue de la flûte, s’entraîne pour le tournoi de basket de l’école et étudie les poèmes de Robert Frost –, à un détail près  : elle est autiste. Et certaines choses sont très importantes pour elle  : commencer sa journée avec précisément neuf grains de raisin, chanter sur Michael Jackson (son idole), manger de la pizza au bacon et à l’ananas et, surtout, retrouver sa mère biologique pour pouvoir s’occuper de sa Poupée, qui court un grand danger.
Avec les moyens limités et pourtant redoutables d’une enfant enfermée dans son monde intérieur, Ginny va tout mettre en œuvre pour la sauver.

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L’Auberge entre les Mondes, tome 1: Péril en Cuisine!

Auteur: Jean-Luc Marcastel

Éditeur: Flammarion Jeunesse

Collection: Roman 10 – 13 ans

Pages:  254

 

Premier volet de la série l’Auberge entre les mondesPéril en Cuisine! est un roman jeunesse qui mélange les genres tout en reprenant les codes qui ont fait leurs preuves en littérature jeunesse: aventure, fantastique, amitié, dépassement de soit…

L’histoire prend place dans le Cantal, dans une auberge qui est en fait le cœur de plusieurs mondes, où Nathan et son meilleur ami Félix, viennent pour un job d’été. Ils prennent immédiatement consciences que ce n’est pas une auberge ordinaire et bientôt ils se retrouvent au cœur d’une aventure palpitante, parfois effrayante, dont l’issue diplomatique pourrait avoir des répercussions énormes sur tous les mondes…

Entre récit initiatique et roman de fantasy, Jean-Luc Marcastel signe un premier volet dynamique qui devrait ravir les jeunes lecteurs dès 9/10 ans. Le texte est de qualité sans être trop lourd, les personnages sont sympathiques et originaux (sauf pour le héros qui rappelle trop fortement Harry Potter), certains sont humains, d’autres tirent plus de l’animal et d’autres encore sont un mélange des deux… L’univers est quant à lui original et bien pensé, très cohérent dans son mélange de réalité et d’imaginaire.

Je remercie Babelio et les éditions Flammarion pour cette découverte.

Nathan est apprenti cuisinier dans une auberge réputée pour ses bonnes recettes. Avec son ami Félix, il sent très vite que cet endroit regorge de mystères. Les murs bougent; des créatures inquiétantes semblent vivre tapies dans l’ombre; et il y a cette force qu’il ressent au plus profond de lui…

album·Documentaires /Livres jeux·masse critique

Héros, Princes & Chevaliers et de quelques hauts faits d’armes extraordinaires et légendaires

Auteur/Illustrateur: Joseph Vernot

Editeur: Marmaille & compagnie

Collection: Sortilège

Pages: 128

 

 

Voilà un album qui a tout pour ravir petits et grands. Retraçant les aventures de héros de légendes ou de la réalité, Joseph Vernot entraîne son lecteur à travers les pays et les époques. En quelques pages, chaque personnage voit ses aventures et ses hauts faits récapitulés par la plume enchanteresse et onirique de l’auteur. L’écriture est de qualité, le vocabulaire est riche ce qui rend la lecture agréable . L’ouvrage se destine aux lecteurs dès 8 ou 9 ans mais peut être grandement apprécié plus jeune, lu par un adulte.

La qualité de l’album tient aussi dans le travail d’édition qui s’inscrit dans une volonté d’en faire un ouvrage solide qui résistera aux manipulations et au temps: la reliure est cousue, la papier est épais… La mise en page rappelle par ailleurs les livres anciens par le cadre qui entoure le texte et les illustrations tout en contrastes; illustrations magnifiques aux dominantes bleues, brunes et dorées. Enfin vous l’aurez compris, Héros, Princes & Chevaliers est un album coup de cœur que je recommande à tous, petits et grands!

Je remercie chaleureusement Babelio et les Editions Marmaille & compagnie pour cette lecture faite dans le cadre de Masse Critique.

Qu’ils soient sous une armure de fer ou un pourpoint, un casque d’invisibilité ou un simple heaume, les chevaliers partagent toutefois la même vertu, nichée en leur cœur: celle de la noblesse et de la bravoure. De Persée à Beowulf en passant par Arthur et ses Chevaliers de la Table Ronde, leurs quêtes leur font souvent suivre les traces de dragons et autres créatures funestes. Mais bien souvent, c’est en eux que se dissimule le véritable ennemi. Et nous, lecteurs en proie à nos propres luttes intérieures, de nous voir reflétés dans leurs cottes de mailles et leurs boucliers étincelants…

 

masse critique·roman ado / young adult·roman jeunesse

Je suis ton Soleil

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Auteur: Marie Pavlenko

Editeur: Flammarion Jeunesse

Pages: 467

 

Ce titre sera disponible en librairie le 8 mars 2017.

 

Quatrième de couverture:

Déborah entame son année de terminale sans une paire de chaussures, rapport à Isidore le chien-clochard qui dévore toutes les siennes et seulement les siennes. Mais ce n’est pas le pire, non. Le pire, c’est sa mère qui se fane, et la découverte de son père, au café, en train d’embrasser une inconnue aux longs cheveux bouclés. Le bac est en ligne de mire, et il va falloir de l’aide, des amis, du courage et beaucoup d’humour à Déborah pour percer les nuages, comme un soleil.

Ce que j’en pense:

L’année de terminale est un moment important dans la vie des jeunes, non seulement ils se préparent à choisir leur avenir mais en plus ils atteignent l’âge de 18 ans qui les fait entrer dans l’âge adulte. Pourtant, cette année si importante soit-elle reste une année ordinaire et il arrive que la vie s’acharne sur vous. Pour Déborah c’est un peu ce qui se passe. Alors qu’elle entre au lycée pour sa dernière année, elle doit faire face à l’implosion de sa famille, l’éloignement de sa meilleure amie et d’autres tracas qui pourraient avoir des conséquences sur sa réussite au Bac. Mais la jeune fille est un véritable rayon de soleil, qui fait face avec courage et garde le sourire dans (presque) toutes les situations. Entourée de ses deux nouveaux amis, Victor et Jamal, elle surmonte les épreuves et avance en restant dans la lumière, réchauffant son cœur et celui de ses proches.

Marie Pavlenko nous raconte une tranche de vie qui pourrait être banale mais qui illumine la lecture par l’humour qui se dégage de sa plume. Il y avait longtemps que je n’avais pas pris autant plaisir à lire un roman. Je suis ton soleil est une grande bouffée d’oxygène, une plongée dans l’adolescence, un hymne à la joie et à la vie.

Je remercie Babelio et les éditions Flammarion pour cette lecture délicieuse.

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Celui-qui-doute

celuiquidoute

 

 

Auteur: Emmanuelle Bessot

Editeur: Yovana

Pages: 344

 

 

 

Quatrième de couverture:

Embarqués dans le monde onirique du héros, nous découvrons la richesse et la spiritualité des Lakotas, leur histoire, passé et présente, leur vision du monde; nous égrenons au fil de cette quête doutes, peurs, espoirs et injustices; au passage, nous revisitons l’histoire de l’Homme pour découvrir une surprenante théorie de l’évolution…

Ce que j’en pense:

Alors que le héros se demande s’il doit suivre les traces de ses ancêtres Lakotas ou au contraire poursuivre son chemin auprès des citoyens américains parmi lesquels il a grandit, ses questions le conduisent à réfléchir sur les origines de l’Homme. Mais l’auteur va plus loin et mène une véritable enquête sociologique et anthropologique au travers d’un héros en quête d’identité. En effet, outre l’évolution des primates, Emmanuelle Bessot met en avant l’impact de l’Homme sur la Terre et les autres espèces, n’hésitant pas à comparer le mode de vie des chimpanzés au notre dans le fonctionnement des relations sociales et dans l’adaptation au milieu…

L’écriture est de qualité, le sujet est maîtrisé. L’auteur met en avant différentes théories de l’évolution pour amener à une interprétation que chacun prendra comme il le souhaite. Le texte est vraiment magnifique de poésie mais je pense que les termes scientifiques pourraient perdre certains lecteurs, de même que les nombreuses descriptions et les détours pris par le narrateur pourraient sembler alourdir le texte. Cependant il serait dommage de passer à côté d’un roman de cette qualité, original et unique.

 

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Je remercie Babelio et les éditions Yovana pour cette lecture.

BD/manga·masse critique

Astrid Bromure, tome 2: Comment atomiser les fantômes

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Auteur: Fabrice Parme

Couleurs: Véronique Dreher

Éditeur: Rue de Sèvres

Collection: BD Jeunesse

Pages: 40

 

 

Présentation éditeur:

Astrid en a assez de s’ennuyer dans le grand manoir vide de ses parents… elle réussit à les convaincre de l’inscrire au manoir de Canterville. À elle les nouvelles copines, les joies de l’internat, et surtout la chambre partagée avec des jumelles qui n’ont pas froid aux yeux, Gladys et Rebecca. Seul hic, la légende dit que Canterville est truffé de fantômes, ce qui ne rassure pas du tout Astrid !

En plus d’apprendre à atomiser les fantômes, elle va devoir comprendre ce qu’elle est prête à faire ou non pour être populaire.

Ce que j’en pense:

Complètement indépendant du premier volume, Comment atomiser les fantômes nous entraîne dans un pensionnant pour riches jeunes filles, le manoir de Canterville (clin d’œil évident à Oscar Wilde), hanté par les fantômes des anciens propriétaires et leurs élèves. Astrid Bromure, élevée à la maison, est bien heureuse d’intégrer un pensionnat et de pouvoir découvrir la vie en collectivité, mais n’étant pas rodée aux codes sociaux, elle a fort à faire pour comprendre comment devenir populaire.

Au final l’histoire tourne surtout autour de l’intégration d’Astrid à ce mode de vie plus que sur la chasse aux fantômes que l’on attend à la lecture du titre. Ceux-ci ne font que des apparitions mineurs dans les tableaux des escaliers et couloirs – qui n’est pas sans rappeler les portraits dans Harry Potter – et n’en sorte réellement qu’à la toute fin, permettant à Astrid de conclure l’histoire avec humour.

Une bande dessinée fraîche et drôle qui vise clairement un jeune lectorat (mes filles de 7 ans 1/2 ont adoré) mais qui saura séduire le grand enfant qui sommeille en chacun. Si j’ai trouvé l’histoire assez légère au niveau de l’intrigue, j’ai en revanche adoré le dessin, riche en couleurs et détails.

Je remercie Babelio et les Editions Rue de Sèvres pour cette chouette découverte.

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