Documentaires /Livres jeux·masse critique

Pocqq – Où va le climat?

Auteure: Claire Lecoeuvre

Illustratrice: Elodie Perrotin

Éditeur: Ricochet

Collection: pocqq

Pages: 128

 

La collection POCQQ, publiée aux éditions du Ricochet, aborde des sujets d’actualité en répondant aux différentes questions que les jeunes peuvent avoir avec clarté et sans parti pris.

Où va le climat? est un petit ouvrage de vulgarisation scientifique qui aborde le climat sous tous les angles, tentant de rendre compréhensible des notions souvent floues. L’auteure a vraiment su traiter son sujet de façon complète en appuyant ses propos par des citations et des chiffres mis en avant par des illustrations colorées.

Si le sujet mérite d’être approfondi par des lectures supplémentaires, Où va le climat? permet déjà de débroussailler le terrain et, est une très bonne base pour aborder ce sujet d’importance avec nos jeunes.

Je remercie les éditions du Ricochet et Babelio pour cette offre de masse critique.

 

Le climat, tout le monde en parle mais on entend souvent n’importe quoi. Va-t-il vraiment y avoir plus de tempêtes? Pourquoi parler toujours des 2°C à ne pas dépasser? Le GIEC est-il une secte? D’où viennent les gaz à effet de serre? Que dire quand on entend : « Mais le climat ne se réchauffe pas, il fait plus froid. » La collection POCQQ traite des sujets d’actualité avec la distance qui permet à chacun de se faire une opinion!

masse critique·roman

Chère Mrs Bird

Dear Mrs Bird

Auteur: AJ Pearce

Traductrice: Roxane Azimi

Éditeur: Belfond

Collection: Roman

Pages: 355

 

Londres 1940. Alors que les nuits sont rythmées par les attaques aériennes des nazies, Emmy et ses amis tentent de continuer à mener une vie la plus normale possible. C’est le tête pleine de son rêve de devenir reporter de guerre, qu’elle se présente à un entretien pour devenir journaliste. Mais quelle déception quand elle se rend compte qu’elle a accepté un post sans savoir ce qu’on attend d’elle, à savoir trier le courrier des lectrices d’un magazine féminin sur le déclin dirigé par une Mrs Bird austère, tyrannique et aux idées surannées…

Emmy, sa meilleure amie Bunty et le fiancé de cette dernière, William, sont le reflet d’une jeunesse qui fait front et reste optimiste en (presque) toutes situations. S’ils aiment à sortir, s’amuser, à faire des projets d’avenir et de mariage, ils ne sont pas moins conscients de leur situation et c’est à la caserne qu’ils montrent leur force et leur courage: les hommes n’hésitent pas à risquer leur vie pour sauver les victimes, les femmes doivent gérer le stress de ceux qui appellent pour qu’on viennent sauver leurs voisins, amis, familles… en parallèle, le travail d’Emmy au Woman’s Friend, nous fait découvrir le quotidien, les inquiétudes, la solitude et la détresse des femmes de toute l’Angleterre. C’est pour moi l’aspect le plus intéressant du roman.

Chère Mrs Bird est un roman historique qui raconte le quotidien des londoniens durant le Blitz. Enrichie par ses recherches sur l’époque, AJ Pearce signe un premier roman fort et poignant, drôle et tragique à la fois. Elle montre l’importance des pompiers et le rôle des femmes qui subissent la guerre de chez eux, tentant de survivre et de garder l’espoir d’un avenir meilleur.

Je remercie Babelio et les éditions Belfond pour cette bien jolie lecture.

Devenir correspondante de guerre, partir sur le front, braver tous les dangers, Emmy ne rêve que de ça. Mais pour l’instant, cette jeune assistante de rédaction évolue sur un tout autre champ de bataille: le bureau-cagibi du Woman’s Friend, magazine féminin poussiéreux. Ici, l’ennemi c’est Mrs Bird, la rédactrice en chef, plus revêche et insaisissable que toutes les forces de l’Axe réunies… La mission d’Emmy est pourtant simple: répondre aux courriers des lectrices. Mais attention, seules les demandes les plus vertueuses se verront offrir une réponse, de préférence expéditive, dans les colonnes du journal. Problèmes amoureux, opinions politiques, questions intimes ou morales finiront impitoyablement leur course dans la corbeille. Un cas de conscience pour Emmy: alors que le pays sombre sous le Blitz, comment refuser à ses concitoyennes restées à l’arrière le soutien amical qui leur manque? Emmy a un plan, et il est diablement culotté… N’en déplaise à Mrs Bird, l’heure de la résistance féminine a sonné!

masse critique·roman ado / young adult

La Légende des Quatre, 1: Le clan des Loups

Auteure: Cassandra O’Donnell

Illustration (couverture): Xavier Collette

Éditeur: Flammarion jeunesse

Pages: 352

 

 

Lorsque j’ai reçu la proposition de masse critique pour ce titre, j’avoue ne pas avoir hésité un instant à la lecture du résumé qui annonçait une récit fantastique avec des yokaï, ces créatures surnaturelles issues du folklore japonais. J’avais espéré une histoire emprunte de la culture nippone, mais il m’a rapidement fallu faire une croix dessus. L’histoire est plutôt une dystopie où les humains côtoient des métamorphes.

Le clan des loups est le premier tome d’une nouvelle série écrite par Cassandra O’Donnell, qui tient principalement de volume d’introduction à des personnages et à un univers dystopique dans lequel les humains n’ont guère plus de valeur que celle qu’ils donnent aux animaux. Dominés par les yokaï, ils sont obligés de se soumettre à des règles et lois qui restreignent leur liberté. Les quatre clans yokaï, ennemis par nature, tentent de maintenir un semblant d’équilibre et de paix, entre les différentes espèces vivantes. Mais cet équilibre est rompu lorsqu’un membre du clan des loups est retrouvé mort. Maya, héritière Lupaï et Bregan, héritier taïgan, vont devoir allier leur force pour découvrir la vérité.

Bien qu’agréable à lire, le principal défaut de ce volume tient dans le fait qu’il reste trop en surface; il aurait été intéressant d’en savoir plus sur le fonctionnement des clans et l’histoire de ce monde qui laisse entrevoir les blessures laissées par une guerre terrible. De même, outres les deux héros, l’auteur ne nous en apprend que très peu sur les héritiers des autres clans qui ont pourtant leur importance dans le récit. Je suppose que l’auteur donnera des réponses dans la suite de sa saga. En tout cas, il faut reconnaître que C. O’Donnell réussit à rendre son récit vivant, limite addictif (je l’ai lu d’une traite) et nous laisse sur un final en suspens qui donne envie de lire la suite.

Je remercie Babelio et les éditions Flammarion pour cette lecture fort sympathique.

Loup, tigre, serpent, aigle: quatre clans ennemis. Les Yokaïs, créatures tantôt humaines, tantôt animales, vivent dans une harmonie fragile. Maya, l’héritière du clan des loups, et Bregan, du clan des tigres, sont les garants de la paix. Mais pourront-ils résister à leurs instincts profonds pour sauver leurs tribus?

masse critique·Pédagogie·vie pratique

Montessori de 6 à 12 ans – Apprends-moi à penser par moi-même

 

Auteurs: Charlotte Poussin, Hadrien Roche & Nadia Hamidi

Éditeur: Eyrolles

Pages: 192

 

Montessori de 6 à 12 ans est un guide pour tout parent qui souhaite en découvrir plus sur la pédagogie de Maria Montessori appliquée aux enfants d’âge scolaire. Ici il n’est pas question de donner des exercices tout préparés à appliquer à la maison (on y trouve tout de même quelques présentations en fin d’ouvrage). Non, il s’agit d’avantage d’un guide qui permet de comprendre l’intérêt pédagogique et les valeurs véhiculées par ce courant éducatif qui poussent l’enfant à se construire par lui-même. Pour ce faire, le parent, au même titre que l’éducateur, doit savoir créer un environnement adapté et donner les clés à l’enfant qui pourra développer sa confiance en lui, le respect, la coopération…

Le texte, écrit à six mains par des éducateurs Montessori, est limpide et précis. Enrichi de quelques photos d’ambiance et de nombreux témoignages, il apporte un regard éclairé sur une tranche d’âge peu représentée en librairie au rayon des pédagogies alternatives. Encourager les enfants à penser par eux-même, c’est leur donner l’opportunité de s’ouvrir au monde et répondre à leurs besoins réels. Encourager les enfants à développer leur individualité et l’autonomie, c’est leur donner les outils pour bâtir un monde meilleur.

L’éducation est une arme de paix. (Maria Montessori)

Je remercie les éditions Eyrolles et Babélio pour l’envoie de cet ouvrage très instructif.

La pédagogie Montessori permet d’accompagner l’enfant dans la construction de sa personnalité en lui proposant un environnement adapté à ses besoins et à ses capacités. De 6 à 12 ans, l’enfant a besoin d’apprendre à penser par lui-même. Bien accompagné pendant cette période, le jeune de 12 ans sait qui il est! Les auteurs de ce livre, éducateurs Montessori, partagent leur expertise pour vivre Montessori au quotidien et aider votre enfant à être joyeux, confiant, autonome, curieux, créatif et ouvert sur le monde.

BD/manga·masse critique

Journal d’un enfant de lune

Auteur: Joris Chamblain

Illustratrice: Anne-Lise Nalin

Éditeur: Kennes

Collection: ensemble

Pages: 56

Je tiens tout d’abord à remercier les éditions Kennes et Babelio pour cette offre de Masse Critique qui me permet de découvrir un nouveau récit de Joris Chamblain.

Journal d’un enfant de lune est un one-shot qui a pour particularité de parler du sujet délicat de la maladie chez les enfants. En effet son héros, qui nous est présenté au travers d’un journal intime, souffre d’une maladie génétique rare, le xeroderma pigmentosum, qui se caractérise par une sensibilité excessive aux rayons UVA. Les porteurs de la maladie sont appelés « enfants de lune » et sont contraints de vivre dans le noir ou avec des équipements coûteux pour se protéger du soleil.

 

J’ai apprécié que l’auteur aie choisi de sensibiliser son lectorat au travers de son héroïne, Morgane, une adolescente très tournée sur elle, qui va découvrir qu’il existe bien pire qu’un déménagement ou une vie loin de ses amies. Sensible, elle va se laisser happer par le journal de Maxime qui va peu à peu l’ouvrir à un monde inconnu qui pourrait bien faire naître des vocations. Morgane n’est pas sans rappeler Cerise et ses carnets; curieuse et touchante, elle tente de lever le mystère sur un inconnu dans un jeu de pistes qui nécessite l’aide de personnages secondaires généreux et bienveillant.

S’il est doué pour écrire des histoires riches en émotion et particulièrement touchantes, Joris Chamblain sait également s’entourer d’illustratrices talentueuses dont les styles différents mais tout aussi modernes, s’adaptent parfaitement à l’intrigues de chacune de ses séries. Le trait de Anne-Lise Nalin et son travail des couleurs sont absolument magnifiques, ses visages retranscrivent les émotions avec beaucoup de justesse. C’est donc un nouveau sans faute et un énorme coup de cœur!

Morgan a seize ans. Elle vient d’emménager dans une nouvelle maison, avec ses parents et son petit frère. Tandis qu’elle déballe ses cartons, elle retrouve un journal intime caché derrière un radiateur. C’est celui de Maxime, un jeune homme de dix-sept ans, qui y raconte son étrange maladie qui l’empêche de vivre à la lumière du jour. C’est un enfant de lune…

Joris Chamblain sur le Blog

masse critique·roman jeunesse

Miss Pook et les Enfants de la Lune

 

Auteur: Bertrand Santini

Éditeur: Grasset Jeunesse

Pages: 188

{à partir de 10 ans}

 

Sous ses airs de Mary Poppins, Miss Pook est en réalité une sorcière machiavélique qui se sert de sa ruse pour convaincre Elise de la suivre sur la Lune. Dans cet univers mystérieux, la jeune fille part à la rencontre de créatures fantastiques tel qu’un sphinx ou encore des vampires… Elise prend rapidement conscience que ces créatures ne sont pas là par hasard et que des événements plus dramatiques se préparent.

Dans Miss Pook et les enfants de la Lune, Bertrand Santini nous entraîne de nouveau dans un univers sombre qui rappelle celui de Tim Burton ou encore Alice au Pays des Merveilles, mais sans laisser le monde réel de côté.  La narration ne laisse aucun temps mort et véhicule des valeurs très actuelles: la place de la femme dans la société, l’avenir de l’humanité… Ambiance fantastique et récit initiatique enchanteur prennent vie sous la plume de l’auteur qui nous livre une fois de plus un petit bijou de littérature jeunesse.

Je remercie Babelio et les éditions Grasset Jeunesse pour cette merveilleuse lecture.

Paris, 1907…
Miss Pook est une sorcière. Sous l’apparence trompeuse d’une charmante gouvernante anglaise, elle convainc la jeune Elise de quitter la Terre pour vivre avec elle dans son château sur la Lune. Là-haut, la fillette fait la connaissance de créatures aussi merveilleuses que maléfiques, et découvre qu’un terrible complot se prépare…

Bertrand Santini sur le blog

 

 

 

masse critique·roman

Max et la Grande Illusion

Titre vo: Der Trick

Auteur: Emanuel Bergmann

Traductrice: Mathilde Julia Sobottke

Éditeur: Belfond

Pages: 352

 

Max est un jeune rêveur dont le sensibilité est mise à l’épreuve lorsque ses parents lui annoncent qu’ils vont divorcer. Alors qu’il se sent seul et abandonné, il découvre un vieux vinyl promotionnel du Grand Zabbatini, un magicien qui, entre autre tour, propose une formule d’amour éternel. C’est donc plein d’espérance qu’il se met en quête de ce grand illusionniste.

Bien des années plus tôt, Mosche a, lui aussi, été un jeune rêveur solitaire, fragilisé par la perte prématurée de sa mère et le manque d’amour d’un père trop soucieux de ses propres chagrins. Lui aussi a trouvé refuge dans la magie et l’illusion avant de se faire rattraper par la politique antisémite du troisième Reich…

Max et la grande illusion s’est la rencontre de deux âmes innocentes confrontées à la dure réalité de la vie, qui cherchent le réconfort dans l’illusion et l’espérance d’un monde meilleur. Construit sur l’alternance des chapitres Max-Mosche, 2007-1934, Los Angeles-Prague, ce roman défie les lois spatio-temporelles entraînant le lecteur au cœur des émotions de ces deux jeunes garçons dont la rencontre explosive va venir réconcilier chacun avec la vie. Alors que Mosche se rapproche de l’ineluctable fin de sa vie, Max est encore au seuil de la sienne et il ne tient qu’à lui de comprendre que la vraie magie c’est d’être en vie.

Sur fond de Seconde Guerre Mondiale et d’horreur des camps de concentration, Emanuel Bergmann signe un premier roman touchant, empli d’émotions dans lequel le monde du cirque met des paillettes plein les yeux, comme autant de poussières venues irritées nos yeux pleurant sur la cruauté des Hommes et l’abomination de l’extermination d’innocents.

Je remercie les éditions Belfond et Babelio pour cette offre de masse critique.

Prague, 1934. Mosche Goldenhirsch, fils de rabbin, mène une existence bien triste et bien monotone. Sa mère adorée vient de mourir et les relations avec son père sont de plus en plus houleuses. Quand un cirque débarque à Prague, il décide de se lancer dans l’aventure et de suivre la troupe. Mosche se voue corps et âme à sa nouvelle passion et apprend toutes les ficelles du métier avec son maître, l’Homme demi-lune. Il rêve aussi à la très belle assistante, Julia… Et de fil en aiguilles, Mosche Goldenhirsch devient le Grand Zabbatini, ce magicien que tout le monde veut voir, Adolph Hitler y compris… 
Los Angeles, 2007. Max Cohn a 11 ans et sa vie vient de basculer : ses parents vont divorcer. Le jeune garçon est effondré, surtout qu’il est persuadé d’être responsable du drame. En fouillant dans les vieilleries de son père, il tombe sur un CD du Grand Zabbatini et découvre son célèbre tour :  » le sortilège de l’amour éternel « . Max en est sûr, seul un magicien peut faire des miracles et réparer l’irréparable, alors il part à la recherche de celui qui représente son dernier espoir…