roman jeunesse

Béatrice l’intrépide

Auteur: Matthieu Sylvandeur

Illustrateur: Perceval Barrier

Éditeur: l’école des loisirs

Collection: neuf /maximax

Pages: 93

 

Béatrice l’intrépide se compose de deux contes qui défient les codes du genre en inversant les rôles masculins et féminins. L’héroïne est une jeune fille courageuse, prête à tout pour défendre la veuve et l’orphelin; Béatrice a tout du preux chevalier des contes et autres récits moyenâgeux. Tous les rôles importants sont féminins (princesses, bandites, cheffesse, reine, villageoises), alors que les rôles masculins sont secondaires voir absents.

Thème en vogue en ce moment, la place des femmes dans la société est un sujet fort mis en avant dans un texte bourré de clins d’œil et dans lequel les anachronismes (console de jeux vidéos, téléphone portable…) amènent un côté décalé très divertissant. Le narration est rythmée, le texte de Matthieu Sylvandeur riche en vocabulaire féminisé et surtout, très drôle. Les illustrations de Perceval Barrier sont par ailleurs en total accord avec l’histoire et son contexte. On en redemande!

Gabrielle trouve que ce titre est: « Génial car pour une fois c’est une fille qui vient au secours des plus faibles. Béatrice est forte, courageuse et réussit toujours à trouver des solutions pour résoudre les situations difficiles. C’est très drôle!« 


Troisième livre de notre abonnement à l’école des max, il sera un excellent outil pour un travail de vocabulaires mais aussi pour un approche du thème « chevalier/Moyen-Age » et les codes de ce genre littéraire, la façon dont Matthieu Sylvandeur les détourne au profit des filles etc… Je ferai un billet à part.


« Je me présente: Béatrice l’Intrépide, aventures en tout genre, héroïsme, redressement de torts, secours aux victimes, défense de la veuve et de l’orphelin. J’affronte les brigands, je découpe les dragons en tranches, je délivre les princesses. Si vous avez besoin de mes services, criez! L’œil et l’oreille toujours aux aguets, je saurai où vous trouver. » Béatrice l’Intrépide est fort sollicitée ces derniers temps. Il lui faut secourir un prince atteint d’un mal mystérieux et débarrasser la région d’une bête démoniaque. Ne la plaignez pas! Elle adore ça.

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Lecture à 2 Voix·roman jeunesse

Madame Pamplemousse et la confiserie enchantée

Titre VO: The Enchanted Sweet Shop

Auteur: Rupert Kingfisher

Illustratrice: Sue Hellard

Traductrice: Valérie Le Ploubinec

Editeur: Albin Michel Jeunesse

Collection:  Witty

Lu à deux voix avec Gabrielle

Troisième et dernier volet de la série, La confiserie enchantée est un condensé d’émotions et de rencontres qui vont permettre à la jeune Madeleine de grandir, mûrir. En effet, souffrant de sa timidité et de l’attention que la notoriété lui apporte, elle se retrouve victime de harcèlement à l’école. Ne sachant comment en parler à son amie Madame Pamplemousse, la jeune fille trouve du réconfort auprès d’une mystérieuse Madame Bonbon, qui sous des dehors adorables, se révèle être une affreuse sorcière au dessein tout aussi affreux. Elle cherche par tous les moyens à découvrir les secrets de Madame Pamplemousse et de son percolateur… l’occasion de découvrir quelques traces du passé de cette dernière.

Rupert Kingfisher nous fait vivre des aventures toujours aussi fantastiques et magiques auprès de Madeleine, qui se trouve en bien mauvaise posture. Il en profite pour aborder la difficulté d’intégration des enfants différents et dénoncer le harcèlement scolaire. L’écriture est toujours aussi sympathique bien que moins drôle; les mésaventures de Madeleine ne nous la rende que plus touchante, sa fragilité et sa différence apparaissent alors comme une force dont elle pourra tirer partie pour grandir sereinement. Au dessin, on retrouve Sue Hellard qui enchante et ravie toujours par la qualité de son trait illustrant parfaitement l’univers magique de l’auteur.

C’est l’hiver à Paris. A l’école, Madeleine est harcelée par une nouvelle élève, la fascinante Mirabelle. Désespérée et trop honteuse pour se confier à madame Pamplemousse, c’est auprès d’une certaine madame Bonbon, propriétaire d’une étrange confiserie, qu’elle trouve du réconfort… Les sucreries que madame Bonbon offre à Madeleine ont un puissant effet magique, et s’ils la rendent tout d’abord assez forte pour affronter Mirabelle, ils la plongent bientôt dans un monde enchanté fort inquiétant, où elle pourrait bien demeurer à jamais si personne ne se soucie d’elle… Car, qui est vraiment madame Bonbon? Et quel mystérieux lien la rattache à madame Pamplemousse?

Les précédents volumes

roman jeunesse

Le Pôle-Express

Titre VO: Trip to The North Pole

Auteur: Ellen Weiss

Traductrice: Agnès Desarthe

Editeur: l’école des loisirs

Collection: Neuf

                                           Pages: 164

 

Petit Héros est à l’âge des questions et des doutes. Puisque il ne peut le voir, le Père Noël n’existe pas; sa sœur ayant décroché la barbe du Père Noël au Grand Magasin, cela veut bien dire que ce gros bonhomme est un faut… Alors cette année, il a refusé de se faire prendre en photo avec le Père Noël. Ses parents sont tristes, s’il n’y croit plus, fini la magie de Noël. La magie? Quelle magie? C’est alors qu’au cœur de la nuit, un énorme train s’arrête devant la porte de sa maison. Ce n’est pas n’importe quel train, c’est le Pôle-Express, qui conduit les enfants au Pôle Nord. Commence alors pour Petit Héros et quelques autres enfants, un voyage extraordinaire plein d’aventures et de magie, qui les conduit tout droit chez le Père Noël. Un voyage incroyable au cours duquel, Petit Héros se fait de nouveaux amis et apprend que Croire permet de grandir en gardant au cœur la magie d’une époque révolue au cours de laquelle on est amené à changer notre regard sur nous-même et sur le monde qui nous entoure.

Le Pôle-Express est un récit fantastique onirique, inspiré du film d’animation de Robert Zemeckis. Récit initiatique original, il entraîne le lecteur à la découverte du merveilleux, des croyances de l’enfance qui apportent du rêve et qui mettent des étoiles dans les yeux. Il prend à contre-pied les livres de Noël plus actuels qui mettent en avant le partage et la générosité, se contentant d’en mettre plein les yeux, parlant de magie, de cadeaux et du plaisir d’être entre amis ou en famille. Mais ça n’enlève rien au charme de cette histoire et… à la magie de Noël.

Petit Héros ne croit plus au Père Noël. Ou, en tous cas, il a des doutes. Alors qu’il vient de s’endormir, le 24 décembre au soir, il est réveillé en sursaut par le ronflement d’un train. C’est un train magique, qui vient le chercher chez lui, pour l’emmener au Pôle Nord, là où habite le père Noël, là où les elfes préparent les cadeaux, là où règne l’esprit de la fête. Le voyage ne sera pas de tout repos. De tempêtes de neige en banquises qui craquent, les passagers du Pôle-Express auront bien mérité le spectacle qui les attend à l’arrivée. Incroyable, mais peut-être vrai…

roman ado / young adult·roman jeunesse

Les Gardiens de Ga’Hoole, tome 2: Le Grand Voyage

Titre vo: Guardians of Ga’Hoole, 2. The Journey

Auteur: Kathryn Lasky

Traductrice: Cécile Moran

Editeur: Pocket Jeunesse

Pages: 291

 

Lu à deux voix avec Gabrielle, 8 ans 1/2

Soren et ses amis sont à la recherche du grand arbre de Ga’Hoole dont les légendes laissent à penser qu’ils trouveront des réponses à de nombreuses questions et de l’aide pour affronter l’ennemi qui se dresse devant chouettes et hiboux. Mais une fois sur place, ils vont découvrir un monde régit par des lois et des règles dans lequel chacun à un rôle à jouer, une place à prendre en fonction de ses talents et capacités. Commencent alors pour nos jeunes amis une formation qui les pousse à aller à la rencontre d’eux-même et à regarder au delà de leur ce qu’ils voient…

Deuxième volet de la saga, Le grand voyage fait suite direct au premier et nous entraîne toujours un peu plus loin dans l’univers fantastique des  strigidés. Kathryn Lasky nous en apprend toujours autant sur le comportement et le mode de vie de ces volatiles; informations et détails qu’elle intègre à son histoire en humanisant le tout par des attitudes plus naturelles pour les Hommes que pour les oiseaux tels que la cuisson de l’alimentation ou la consommation de thé autour d’une table…

Bien qu’un peu moins vivant, ce deuxième volume voit grandir et mûrir les quatre jeunes héros à plumes liés par une amitié sans faille. Grandir s’est aussi apprendre à se faire confiance et découvrir nos talents naturels pour les exploiter et les rendre utile à notre vie, notre quotidien. C’est que ce Soren, Perce-Neige, Gylfie et Spéléon vont faire dans ce récit initiatique qui leur permettra de se tester lors d’un final épique qui laisse présager une suite époustouflante.

Depuis leur évasion de l’orphelinat de Saint-Aegolius, Soren, Gylfie, Perce-Neige et Spéléon se sont fait une promesse : retrouver le grand arbre de Ga’Hoole dont la légende les a aidés a survivre quand ils perdaient espoir. Là-bas, des chouettes s’élancent chaque nuit dans les ténèbres pour combattre le mal qui envahit le monde. Le voyage vers l’arbre est long et semé d’embûches. Mais une fois arrivés les quatre amis doivent aussitôt se soumettre à d’inimaginables épreuves. L’enjeu est de taille : si Soren et ses compagnons retiennent bien les leçons de leurs nouveaux professeurs, ils deviendront enfin les gardiens de la nuit…

Autre volume

 

masse critique·roman jeunesse

Miss Pook et les Enfants de la Lune

 

Auteur: Bertrand Santini

Éditeur: Grasset Jeunesse

Pages: 188

{à partir de 10 ans}

 

Sous ses airs de Mary Poppins, Miss Pook est en réalité une sorcière machiavélique qui se sert de sa ruse pour convaincre Elise de la suivre sur la Lune. Dans cet univers mystérieux, la jeune fille part à la rencontre de créatures fantastiques tel qu’un sphinx ou encore des vampires… Elise prend rapidement conscience que ces créatures ne sont pas là par hasard et que des événements plus dramatiques se préparent.

Dans Miss Pook et les enfants de la Lune, Bertrand Santini nous entraîne de nouveau dans un univers sombre qui rappelle celui de Tim Burton ou encore Alice au Pays des Merveilles, mais sans laisser le monde réel de côté.  La narration ne laisse aucun temps mort et véhicule des valeurs très actuelles: la place de la femme dans la société, l’avenir de l’humanité… Ambiance fantastique et récit initiatique enchanteur prennent vie sous la plume de l’auteur qui nous livre une fois de plus un petit bijou de littérature jeunesse.

Je remercie Babelio et les éditions Grasset Jeunesse pour cette merveilleuse lecture.

Paris, 1907…
Miss Pook est une sorcière. Sous l’apparence trompeuse d’une charmante gouvernante anglaise, elle convainc la jeune Elise de quitter la Terre pour vivre avec elle dans son château sur la Lune. Là-haut, la fillette fait la connaissance de créatures aussi merveilleuses que maléfiques, et découvre qu’un terrible complot se prépare…

Bertrand Santini sur le blog

 

 

 

roman jeunesse

Vladimir et Clémence

Auteur: Cécile Hennerolles

Illustratrice: Sandrine Bonini

Editeur: Grasset Jeunesse

Collection: Lecteurs en Herbe

Pages: 80

 

Vladimir et Clémence c’est l’histoire d’une jolie rencontre entre un jeune photographe et une jeune femme invisible. Il aime les vieille chose et le calme, elle aime le rouge et les gens. Posant un œil artistique sur le monde, Vladimir voit les choses que les autres ne voient pas, et c’est sans doute grâce à cela que Clémence lui apparaît dans sa robe rouge… Mais l’amour n’est pas toujours facile et le manque de confiance en soi peut tout détruire. Pourtant l’amour transcende, l’amour nous rend unique aux yeux de l’autre, l’amour nous permet de voir ce que les autres ne voient pas…

Vladimir et Clémence est un roman illustré pour lecteurs en herbe, un peu rétro dans son style, sa mise en page, ses couleurs mais intemporelle dans la rigidité de sa couverture, l’épaisseur du papier, son histoire d’amour sincère et ses valeurs véhiculés: la confiance en soi, l’amour, la sincérité. Finalement aimer s’est aussi s’aimer comme on est et accepter l’autre avec ses qualités et ses défauts. Une jolie romance juste et touchante qui met du baume au cœur, à mettre dans les mains de tous nos enfants.

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Ce matin-là, lorsque Vladimir appuya sur le bouton qui fait clic de son appareil photo, il se passa une chose bizarre, surprenante, incroyable, abracadabrante, extraordinaire. Il avait devant lui… une femme invisible! Mais comment apprivoiser une femme invisible qui habite dans une maison hantée et sème des petits cailloux blancs sur son chemin? Vous le découvrir en lisant l’histoire d’amour étrange et merveilleuse de Vladimir et Clémence…

Lecture offerte·roman ado / young adult·roman jeunesse

Calpurnia

Titre vo: The Evolution of Calpurnia Tate

Auteur: Jacqueline Kelly

Traductrice: Diane Ménard

Éditeur: L’école des Loisirs

Collection: Médium

Pages: 420

1899, Texas. Calpurnia est une jeune fille de presque-douze-ans, seule fille d’une fratrie de sept enfants. Alors que l’été se veut caniculaire, elle se découvre une passion pour le naturalisme, observant la nature qui l’entoure, les questions fusent mais personne pour y répondre. Personne? Il y a bien Bon Papa… mais il est si intimidant… et pourtant lorsqu’elle va franchir la porte de son « laboratoire », Calpurnia va découvrir un homme merveilleux qui a bien des choses à lui apprendre. Peu à peu il forge son esprit, éveille son intelligence par de nombreuses lectures et l’aide à enrichir ses connaissances et à s’ouvrir à un monde que sa condition de fille de bonne famille ne la laissait pas imaginer. Mais le doute subsiste car, comment obtenir ce qu’elle veut alors que sa mère semble avoir déjà tracé sa vie à sa place?

Jacqueline Kelly signe un roman incroyable, vibrant d’émotion. Comment ne pas être touché par la situation de Calpurnia, condamnée à l’esclavage domestique de par sa condition de fille. Pleine de curiosité et animée d’une soif d’apprendre insatiable, comment pourrait-elle se contenter d’apprendre à tenir une maison? Entre doute et remise en question, le lecteur suit son évolution en parallèle de celui du monde en pleine révolution industrielle. On vit l’arrivée du téléphone, les premières automobiles et le chemin de fer… Calpurnia est un roman fascinant, d’une écriture magnifique et d’une richesse incroyable qui a suscité des discussions passionnées sur la place de la femme dans la société, sur la culture du coton, l’esclavage et bien d’autres choses. Le texte est emprunt d’une certaine poésie; il mêle humour, respect, bienveillance et connaissance. C’est un petit bijou de la littérature jeunesse, un véritable chef d’oeuvre!

Pour nous c’est un énorme coup de cœur à recommander à tous les amoureux de la nature.

Calpurnia Tate a onze ans. Dans la chaleur de l’été, elle s’interroge sur le comportement des animaux autour d’elle. Elle étudie les sauterelles, les lucioles, les fourmis, les opossums.
Aidée de son grand-père, un naturaliste fantasque et imprévisible, elle note dans son carnet d’observation tout ce qu’elle voit et se pose mille questions. Pourquoi, par exemple, les chiens ont-ils des sourcils ? Comment se fait-il que les grandes sauterelles soient jaunes, et les petites, vertes ? Et à quoi sert une bibliothèque si on n’y prête pas de livres ?
On est dans le comté de Caldwell, au Texas, en 1899. Tout en développant son esprit scientifique, Calpurnia partage avec son grand-père les enthousiasmes et les doutes quant à ses découvertes, elle affirme sa personnalité au milieu de ses six frères et se confronte aux difficultés d’être une jeune fille à l’aube du XXe siècle. Apprendre la cuisine, la couture et les bonnes manières, comme il se doit, ou se laisser porter par sa curiosité insatiable ? Et si la science pouvait ouvrir un chemin vers la liberté ?