roman·roman ado / young adult

Sauveur & Fils – Saison 3

Auteur: Marie-Aude Murail

Éditeur: L’école des loisirs

Collection: Medium

Pages: 318

 

En plus des patients rencontrés dans les saisons précédentes, de nouveaux viennent s’ajouter et permettent d’aborder de nouvelles problématiques telles que la dépendance aux nouveaux modes de communications (téléphone portable, tablette…), la pression scolaire, le deuil, les psychoses et autres névroses. Quand survient l’attentat qui coûta la vie à tant de personne au Bataclan de Paris, la panique s’installe… Cependant, cette troisième saison se passe d’avantage dans le milieu privé de Sauveur. Il se remet en question et se demande quelle place il est prêt à donner à Louise, sa petite amie, à Gabin, l’ado qui squatte son grenier, ou Jovo, le SDF dont il ne sait toujours rien mais qui a pris sa place dans son foyer.

Sauveur & Fils est une série originale qui permet à Marie-Aude Murail d’aborder tout un tas de sujets, que ce soit en cours des séances de psychologie ou dans le quotidien. Chacun fera forcément face à des situations qu’il connait. La salle d’attente sera toujours ouverte aux patients réguliers ou occasionnels et gardera toujours une chaise pour accueillir les nouveaux. Toujours aussi captivante, cette saison 3 reste dans la ligné des précédentes; l’écriture est belle, la narration toujours aussi captivante et saupoudrée d’une bonne dose d’humour. A lire sans modération!

Au numéro 12 de la rue Murlins, à Orléans, vit Sauveur Saint-Yves, un psychologue antillais de 40 ans, 1,90 mètres pour 80 kg. Dans son cabinet de thérapeute, Sauveur reçoit des cas étranges comme ce monsieur Kermartin qui pense que ses voisins du dessus ont installé une caméra de vidéosurveillance dans le plafond de sa chambre à coucher ou comme Gervaise Germain qui s’interdit de prononcer le son « mal » par crainte qu il ne lui arrive un MALheur. Mais Sauveur reçoit surtout la souffrance ordinaire des enfants et des adolescents : Maïlys, 4 ans, qui se tape la tête contre les murs pour attirer l attention de ses parents, Ella, 13 ans, cyberharcelée par ses camarades de classe, Gabin, 17 ans, qui ne va plus au lycée depuis qu il passe ses nuits dans World of Warcraft, Margaux, 15 ans, qui en est à sa deuxième tentative de suicide ou sa soeur, Blandine, 12 ans, que son père aimerait mettre sous Ritaline pour la « calmer »…Sauveur peut-il les sauver ? Il n a que le pouvoir de la parole. Il ne croit pas au Père Noël, mais il croit en l’être humain. 

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Outlander 4: Les Tambours de l’Automne

Titre vo: Drums of Autumn

Auteur: Diana Gabaldon

Traducteur: Philippe Safavi

ÉditeurJ’ai Lu

Format Ebook (1144 pages)

 

Quatrième volet de la saga, Les tambours de l’automne m’a d’abord semblé mal engagé. En effet, les premiers chapitres sont une accumulation de scènes assez vides qui n’ont que peu de sens dans l’intrigue. Cependant, on prend conscience peu avant la fin du premier quart (un long quart vu l’épaisseur du roman) que tout amène au questionnement du couple sur son avenir dans le Nouveau Monde. La mise en avant des esclaves et des amérindiens est cependant intéressante et assez bien amenée. L’auteur exprime clairement les sentiments de ses deux protagonistes vis à vis de ces deux nations en fonction de leur culture différente principalement liés à leur vécu ou leur époque.

En parallèle, on suit le cheminement de Brianna (et de Roger) pour retrouver la trace du couple Fraser, puis leur voyage dans le temps. Chacun va vivre des épreuves assez difficile, et même si j’ai ressenti de la peine pour Brianna, je dois dire que j’ai surtout été choqué du traitement réservé à Roger. Mais qu’a donc fait ce pauvre garçon à Madame Gabaldon pour en baver autant? C’était limite, j’ai cru qu’elle allait le tuer tout simplement et sans aucune raison… Et tout ça pour quoi? Rassurer les personnages (ou le lecteur) sur la solidité du jeune couple qu’elle semble vouloir intégrer pleinement à son histoire? Mouai…

Dans ce volume, la narration se tourne surtout sur les besoins d’avoir un chez soi, d’appartenir à une famille et sur l’importance pour Claire et Jamie de créer un foyer. Jamie prend un domaine en main et devient le laird qu’il était destiné à devenir de par son éducation. L’Histoire passe au second plan mais on découvre les peuples amérindiens et leur culture, tantôt pacifique, tantôt guerrière, mais aussi leurs croyances et leur façon de vivre avec l’homme blanc. Ils apportent une certaine magie à l’intrigue; les esprits semblent omniprésents et donnent un côté plus symbolique à des événements trop encrés dans l’imaginaire.

Je dois avouer que malgré quelques lacunes, cette série a un petit quelque chose qui la rend addictive; je ne me lasse pas de suivre les aventures de Claire et Jamie, même si c’est parfois un peu trop ennuyeux ou tiré par les cheveux à mon goût… Je suis curieuse de voir ce que l’auteur va encore inventer pour que l’histoire reste aussi prenante sans lasser son lectorat.

Pour fuir l’oppression anglaise, Claire et Jamie embarquent pour le Nouveau Monde, où ils espèrent enfin trouver la paix. Toutefois, lorsqu’ils échouent sur les rivages de Caroline du Nord en 1767, l’Amérique est à l’aube de son Indépendance : tandis que la révolution se prépare, les deux amants vont une fois de plus être emportés par le tourbillon de l’Histoire.

Restée en sécurité dans le XXe siècle, leur fille Brianna cherche à percer le secret de sa naissance. Quand elle découvre qu’un sort tragique guette ses parents, elle met tout en oeuvre pour les rejoindre dans le passé… avant que les portes du temps ne se referment sur eux.

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Outlander 3: Le Voyage

Titre vo: Voyager

Auteur: Diana Gabaldon

Traducteur: Philippe Safavi

Éditeur: J’ai Lu

Format ebook (1013 pages)

 

Je continue ma lecture de la saga Outlander et même si je ne suis pas complètement satisfaite par ce troisième volet, je ne peux pas dire qu’il ne m’a pas vraiment plu. Je l’ai surtout trouvé assez long et j’avoue m’être assez ennuyée lors du voyage entre l’Ecosse et les Etats-Unis. Toutes ces histoires de pirates, d’épidémie et de sorcellerie m’ont quelque peu laissé sur le côté… Cependant je dois reconnaître que j’ai aimé la façon dont Diana Gabaldon a amené Claire a retrouver la trace de Jamie avant de la faire repartir dans ce passé tumultueux où ils se sont connus.

Tout le cheminement initial durant lequel Claire se désespère de retrouver son mari, de s’assurer son existence avant de partir le rejoindre tout en se questionnant sur sa capacité à laisser sa fille derrière elle et sur les possibilités d’un renouement de ses liens avec Jamie, m’a vraiment plu. D’autant plus qu’en parallèle, on suit la vie de Jamie durant ses vingt années de séparation; l’auteur prend soin de retracer le parcours de son héros du moment où il prend conscience qu’il n’est pas mort sur le champ de bataille jusqu’à ce jour où Claire vient à se rencontre en 1767. Elle aborde la fin des clans, l’interdiction du port du kilt ou du tartan aux couleurs du clan, les lois interdisant la possession d’une arme, les privations, l’intimidation et l’inquiétude permanente qui font le quotidien des écossais, soumis à la cruauté des anglais. Mais on découvre également qu’une fois libérés de prison, nombreux des highlanders ont été vendu à l’esclavage dans les colonies… d’où ils ne reviendront pour la plupart jamais. Tout ce pan de l’Histoire est vraiment intéressant et bien amené.

Le reste de l’histoire ne sert que la romance et abandonne le côté historique au profit d’événements aussi plats qu’ennuyeux. L’auteur meuble clairement autour de ses héros pour justifier leur passage vers les colonies et le Nouveau Monde et c’est dommage. D’autant qu’au vu de ce qui se passe dans le premier quart du tome 4, je pense qu’elle aurait pu réduire tout ça d’au moins 500 pages… Il est cependant intéressant de voir que ce changement de continent aura pour but de garder une trame historique concrète avec les notions d’esclavagisme et la guerre d’indépendance. Il ne reste qu’à espérer que ce ne sera pas qu’un prétexte…

Vingt années se sont écoulées depuis le périple de Claire Beauchamp-Randall dans l’Ecosse du XVIIe siècle. Si l’infirmière britannique a refait sa vie depuis, le souvenir de Jamie Fraser et des années tumultueuses vécues ensemble reste intact. Aussi, lorsqu’elle apprend qu’il a survécu à la sanglante bataille de Culloden ayant marqué la défaite de l’armée écossaise, elle se trouve confrontée à un terrible dilemme. En remontant une nouvelle fois le temps, retrouvera-t-elle celui qu’elle a quitté deux décennies auparavant ? Fuite, tempêtes, intrigues politiques et prophéties étranges : la suite d’une série incontournable !

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roman·roman ado / young adult

Sauveur & Fils – Saison 2

 

Auteur: Marie-Aude Murail

Éditeur: L’école des loisirs

Collection: Médium

Pages:314

 

On retrouve Sauveur et son fils Lazare à Orléans quelques mois après la fin de la première saison. Entre sa vie privée et les consultations de son cabinet de psychologue, Sauveur a de quoi s’occuper à plein temps. Quand il ne s’occupe pas de Lazare et de ses hamsters, il tente de reconstruire une famille avec Louise Rocheteau, mère du meilleur ami de Lazare, et d’une adolescente qui leur met des bâtons dans les roues. La situation se complique encore lorsqu’il accepte que Gabin, un ancien patient, s’installe dans son grenier… Mais tout cela n’est rien en comparaison des problèmes abordés ou dissimulés en consultation. Un appel à l’aide peut prendre différente forme et Sauveur a parfois du mal à dénouer le vrai du faut mais son altruisme, sa sensibilité et sa connaissance de ses patients sont autant d’armes nécessaires pour les sortir de leur détresse.

Une fois de plus, Marie-Aude Murail aborde de nombreuses problématiques de notre société telles que l’intégration sociale ou la famille recomposée, mais aussi le droit d’avoir un enfant pour les couples homosexuels ou l’importance de connaître ses origines pour se construire. Mais comme dans la saison 1, les adolescents restent au cœur de l’histoire et leur souffrance ne sont hélas que le reflet d’une société dans laquelle ils ne trouvent pas leur place, rejetés par leurs pairs car trop en dehors d’un cadre rigide qui ne laisse que trop peu de place à l’individualisme. L’écriture est toujours aussi belle, profonde et emprunte de bienveillance, la narration ne s’essouffle à aucun moment, ne laissant aucun répit au lecteur de se remettre entre deux consultations.

Saison 1

Au numéro 12 de la rue des Murlins, à Orléans, vit Sauveur Saint-Yves, un psychologue antillais de 40 ans, 1,90 mètre pour 80 kg. Côté jardin, il mène une vie privée avec Lazare, son fils de 9 ans, et il a quelque espoir de reconstruire une famille avec Louise Rocheteau et ses deux enfants. Côté ville, Sauveur reçoit ses patients. Parmi eux: Ella Kuypens, 13 ans, se travestit en garçon et chante Sans contrefaçon, de Mylène Farmer, devant son miroir; Blandine Carré, 12 ans, qui se shoote aux bonbons Haribo et fait un tabac sur YouTube avec ses vidéos de poupées Pullip; Gabin Poupard, 17 ans, qui est Elfe de la nuit dans World of Warcraft et qui squatte le grenier de son psy dans le civil; Samuel Cahen, 16 ans, qui ne se lave plus mais s’étonne de collectionner les râteaux avec les filles, ou encore Alex et Charlie qui, comme leurs prénoms ne l’indiquent pas, sont deux femmes souhaitant avoir ensemble un bébé… Décidément, les humains sont de drôles de gens.

Marie-Aude Murail sur le blog

   

roman

Outlander 2: le Talisman

Titre vo: Dragonfly in amber

Auteur: Diana Gabaldon

Traducteur: Philippe Safavi

Editeur: J’ai Lu

Format ebook (947 pages)

 

1968. Alors qu’elle passe quelques vacances avec sa fille, Brianna, en Ecosse, Claire tente de retracer les vies de membres du clan Fraser après la bataille de Culloden. Rapidement rattrapée par son passé, Claire se confit sur son voyage dans le temps. Commence alors le récit de ses aventures de la fin du premier volume à la bataille de Culloden et son retour au vingtième siècle.

Entre passé et présent, France et Ecosse, Diana Gabaldon nous entraîne à nouveau au cœur du XVIIIè siècle où Claire et Jamie, réfugiés en France, tentent de déjouer les plans des jacobites afin d’empêcher le prince Charles Stuart d’envahir l’Angleterre. Leur objectif est que la bataille de Culloden, qui a marqué la fin de l’Ecosse et des clans, n’aie pas lieu. Mais Paris regorge de dangers et la cour de Louis XV est le centre de bien des intrigues. Lorsque la situation devient incontrôlable, le couple Fraser repart en Ecosse et prend part à la guerre.

Une fois de plus, le roman est d’une grande richesse culturelle et narrative. Les deux héros vivent des aventures multiples, subissant de bons ou de mauvais moments au gré de l’imagination de leur créatrice. Mais leur amour semble les porter au delà de toute atteinte et ils avancent main dans la main. Mais c’est toujours dans la réalité historique que le roman est le plus passionnant, entraînant le lecteur au cœur des intrigues politiques et des batailles majeurs du soulèvement jacobite de la fin du dix-huitième siècle. Le rythme se maintient d’un bout à l’autre des presque 950 pages sans jamais faiblir. Ce n’est pas toujours intéressant, c’est même parfois limite tiré par les cheveux, mais l’auteur trouve toujours un moyen de relancer son histoire ce qui maintient le plaisir de la lecture. J’adhère complètement au principe.

Une seule chose à dire: vite la suite!

1968. À la mort de son mari, Claire Beauchamp emmène sa fille en Écosse, sur les lieux mêmes où, vingt ans plus tôt, elle a vécu d’extraordinaires aventures…
Des aventures qui, dans ce second tome, vont conduire Claire et Jamie dans le Paris du siècle des Lumières. Leur but ? Empêcher Charles-Eduard Stuart d’accéder au trône, un événement qui marquerait le début d’une répression sanglante dans les Highlands. Mais dans leur course effrénée, le couple découvrira à ses dépens qu’on ne peut modifier le cours de l’histoire impunément…
La suite d’une série incontournable !

Autre volume

 

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outlander 1: Le Chardon et le Tartan

Titre vo: Outlander, book 1

Auteur: Diana Gabaldon

Traducteur: Philippe Safavi

Éditeur: J’ai Lu

Format ebook (852 pages)

 

Ah l’Ecosse, ses vertes étendues, ses châteaux, ses lochs, ses kilts, ses highlanders, ses légendes et son Histoire… voilà autant d’éléments que Diana Gabaldon a su réunir dans sa saga colossale. Alors bien sûr nous sommes ici en présence d’une romance historique avec tout ce que ça implique mais la romance tient plus de fil conducteur à l’Histoire. J’ai adoré la série TV (la première saison surtout) mais il faut reconnaître que le roman va bien plus loin que son adaptation (comme souvent me direz-vous).

Claire, une jeune anglaise, se voit propulsée de 1945 vers 1743 où l’Ecosse, sous la domination anglaise, tente se conserver ses traditions et son unité. Claire se retrouve prise au piège entre ces deux peuples qui la voient comme une espionne, chacun percevant en elle quelque chose de non naturel pour leur époque. Car Claire a du tempérament et ne se laisse pas marcher sur les pieds, elle s’affirme comme une femme moderne et indépendante. Pourtant, elle se trouve rapidement au prise avec ce monde hostile pour une femme seule et se voit « contrainte » d’épouser le jeune Jamie Fraser, le mariage assurant sécurité et protection… Et c’est là que le bas blesse. Jamie est certes un homme séduisant et plein de qualités, il veille sur Claire au prix de sa vie s’il le faut; mais en tant qu’époux, il est bien loin de lui épargner les souffrances. En effet, et je pense que c’est le plus dérangeant dans ce premier volume, les violences conjugales sont banalisées au travers de l’héroïne elle-même qui, sans cautionner, atteste qu’on ne peut pas dire non à Jamie (lorsqu’il la viole). L’auteur tente peut-être de dénoncer ce genre de comportement violant à l’égard des femmes dans un monde où elles sont encore vues comme des ventres où planter sa graine, mais on était en droit d’espérer qu’avec son caractère fort, Claire serait faire comprendre à son mari que son comportement est très malsain et inadmissible.

Fort heureusement la richesse du récit quant à la vie dans les Highlands, le fonctionnement des clans et la richesse culturelle sont parfaitement retranscrits et les divers intrigues sont vraiment bien menées. Les personnages principaux sont bien développés et tout est mis en oeuvre pour nous les rendre sympathiques (enfin… presque). Le grand méchant de l’histoire est un anglais, un Red Coat nommé Jack Randall, sadique, cruel et sans aucune limite qui fera vivre de terribles atrocités à Claire, mais surtout à Jamie qui ne pourra nous inspirer que pitié et tremblements. Sa ressemblance flagrante avec son lointain descendant, époux de Claire en 1945, ne fera que semer le trouble dans l’esprit de la jeune femme.

Outlander, 1: Le chardon et le tartan est un roman de qualité qui, malgré ses plus de 850 pages, se lit relativement vite. La série Tv a su mettre en avant les qualités en gommant les défauts des personnages pour nous les rendre plus sympathiques, voir plus amusants. Cependant, le roman va plus loin dans l’intrigue et c’est ce qui en fait sa force. La série ne gardant que la romance et la trame historique principale: le chemin politique des Jacobites et leur soulèvement qui causera la fin de l’Ecosse telle qu’elle était, après la bataille de Culloden. A suivre dans le tome 2, en France…

 

1945. Claire passe ses vacances en Écosse, où elle s’efforce d’oublier la Seconde Guerre mondiale auprès de son mari, tout juste rentré du front. Au cours d’une balade, la jeune femme est attirée par un mégalithe, auquel la population locale voue un culte étrange. Claire aura tôt fait d’en découvrir la raison : en s’approchant de la pierre, elle se volatilise pour atterrir au beau milieu d’un champ de bataille.
Le menhir l’a menée tout droit en l’an de grâce 1743, au cœur de la lutte opposant Highlanders et Anglais. Happée par ce monde inconnu et une nouvelle vie palpitante, saura-t-elle revenir à son existence d’autrefois ?

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Le Tour du monde en 80 jours

Auteur: Jules Verne

Illustrateurs: De Neuville et I. Benett

Éditeur: Le livre de Poche

Pages: 307

 

Première incursion dans l’univers du célèbre Jules Verne, sans doute l’un des auteurs français les plus reconnu à travers le monde. J’avoue n’avoir jamais été intéressée par ces textes, aussi illustres soient-ils et, si cela n’avait pas été pour faire plaisir à mes filles, je ne l’aurais peut-être jamais découvert. Sincèrement, même si j’ai apprécié l’histoire en elle-même, si tous ses textes sont du même acabit, je ne suis pas convaincue d’avoir envie de retenter l’expérience.

En effet, j’ai aimé le très british Phileas Fogg et même si son pari m’a semblé un peu hors de propos, j’ai trouvé cela plutôt amusant. On s’attache rapidement aux personnages principaux, et on se prend au jeu, espérant à chaque instant que rien ne viendra entraver leur voyage ou comment ils vont se sortir de situations parfois compliquées. Mais les très (trop) nombreuses descriptions de moyens de transports, trajets et autres chiffres m’ont rapidement perdu. Bien que je comprenne les enjeux pour l’époque et l’impact de la révolution industrielle sur la taille du monde, devenu tout à coup plus accessible à ses habitants, je ne suis pas convaincue par l’intemporalité d’un tel récit. C’est un beau témoignage du passé, soit, mais finalement que reste-t-il de ce voyage si ce n’est une course contre la montre?

Le tour du monde en 80 jours est un roman sympathique mais à côté duquel je pense être passé; mes filles (8 ans) ont apprécié d’avantage et comme c’était pour elle que je le lisais (à voix haute) je n’ai au moins pas tout perdu.

Phileas Fogg, gentleman anglais, parie avec les membres de son club qu’il fera le tour de la Terre en 80 jours. Et, aussitôt, le voilà parti, accompagné de son domestique Jean, un Parisien, dit Passepartout. Il devra être revenu à Londres, pour gagner, le samedi 21 décembre 1872 à 20 heures 45 minutes! Soupçonné d’être l’audacieux voleur de la Banque d’Angleterre, Phileas Fogg va être filé tout le long de ses pérégrinations par le détective Fix qui ne peut cependant pas l’arrêter, le mandat d’arrêt n’arrivant toujours trop tard… Les pays traversés, les multiples aventures, les stratagèmes employés pour contourner les nombreux obstacles, l’activité débordante de Phileas Fogg pour lutter contre le temps en ne départant jamais de son flegme tout britannique, les personnalités de Passepartout et de l’obstiné Fix, font du Tour du monde en 80 jours un merveilleux roman, l’un des meilleurs de Jules Verne, dont le succès considérable ne s’est jamais démenti depuis sa parution, en 1873.